A l’heure où certaines Cassandre proclament avec perte et fracas l’irrémédiable fin de la littérature et le conséquent décès de la critique, sans doute la littérature contemporaine n’a-t-elle jamais autant brillé depuis son champ dispersé et résolument éclaté, et la critique ne s’est-elle trouvée autant de voix neuves pour venir la cartographier depuis ses accidents répétés.

2015 est l’année de tous les paris pour Benoît Virot : une rentrée attilesque plus large, la poursuite des projets d’intégrale, la rencontre du Général Instin, et sans doute, un rapport autre à l’édition, à rebours de ses expériences antérieures.
Suite de l’entretien avec le caméléon de l’édition, « grand timonier » du Nouvel Attila, qui nous présente son équipe, les livres de cette année, les projets à venir, et parle, avant tout, du plaisir de voir ce laboratoire se construire, jour après jour, livre après livre et du mode de transmission d’un virus du texte, du livre, de l’édition.

Du 11 au 22 novembre se déroulera la sixième édition du festival littéraire Paris en toutes Lettres. L’originalité de ce festival est son travail sur une hybridation des genres littéraires comme des formes artistiques et un écho entre la ville de Paris, sa géographie et la vie littéraire. Le festival essaime dans toute la ville, investissant des lieux du livre (La Maison de la poésie, des musées, théâtre, bibliothèques) comme d’autres plus inattendus (les tours de Notre-Dame).