Adieu donc, ville jadis fortunée, adieu, bel appareil de tes remparts ! Si Pallas, fille de Zeus, n’avait pas voulu ta ruine, tu serais encore debout sur tes fondements.
Euripide, Les Troyennes.

Eh bien donc, cher père, place-toi sur mon cou ; mes épaules te porteront, et cette charge ne me sera point lourde. Quoi qu’il puisse nous advenir, les dangers nous seront communs à l’un et à l’autre, et le salut aussi. Que mon petit Iule m’accompagne et que ma femme nous suive à quelque distance sans nous perdre de vue.
Virgile, Énéide.

Nous voulons dédier ces vers d’Euripide et de Virgile à tous les exilés, à tous les rescapés, des guerres, des désastres, à tous les hommes contraints de quitter leur ville, leur pays et d’émigrer ailleurs.

Encore d’Hakan Günday vient de paraître chez Galaade (le roman est en lice pour le prix Médicis étranger). Trafiquants d’hommes d’Andrea Di Nicola et Giampaolo Musumeci est sorti chez Liana Levi au printemps 2015. Et « chaque année des milliers de clandestins jouent leur vie pour rejoindre l’espace Schengen ». Aux livres, fiction ou enquête, d’offrir un espace pour penser les crises, comprendre et mettre en perspective.