À l’invitation de la Triennale d’art contemporain SUD2017, une œuvre éphémère de Sylvie Blocher a été posée mercredi 6 décembre sur un carrefour de Douala au Cameroun.

Édouard Louis © Jean-Luc Bertini
Édouard Louis © Jean-Luc Bertini

Après le juste succès de son premier roman En finir avec Eddy Bellegueule, Édouard Louis est revenu en 2016 avec Histoire de la violence, âpre et magistral roman, qui évoque cette terrible nuit de Noël 2012 où il rencontre Reda avec qui la douceur des premiers instants va tourner à la violence la plus nue et la plus sombre. Diacritik avait rencontré Édouard Louis en janvier 2016 pour évoquer avec lui ce roman, nous republions cet entretien alors qu’Histoire de la violence sort en poche aujourd’hui, chez Points.

Après le juste succès de son premier roman En finir avec Eddy Bellegueule, Édouard Louis revient en cette rentrée d’hiver 2016 avec Histoire de la violence, âpre et magistral roman, qui évoque cette terrible nuit de Noël 2012 où il rencontre Reda avec qui la douceur des premiers instants va tourner à la violence la plus nue et la plus sombre. Diacritik a rencontré Édouard Louis pour évoquer avec lui ce roman qui s’impose déjà comme l’un des plus puissants de l’année.

Tout l’été, la France, jamais repue de rebondissements que seule la presse sait lui offrir, a vécu au rythme cacochyme puis bientôt haletant d’un feuilleton pour le moins surprenant : Michel Houellebecq, sa vie et encore sa vie, objet d’une série d’articles d’Ariane Chemin dans Le Monde. Pourtant vite, loin de se féliciter de la publicité ainsi faite à son œuvre, le romancier juge contre toute attente la méthode de la journaliste déplacée, inutile, dangereuse sinon sans objet. Via une dépêche AFP, l’homme finit même par lancer qu’il « emmerde » Le Monde. Il n’en faut pas plus aux journalistes et à la presse pour s’emparer de l’affaire, en faire une affaire, prendre le parti de l’écrivain, l’homme du roman, l’unique écrivain français médiatisé contre les méthodes d’investigation de la journaliste et biographe ou au contraire de défendre le droit à savoir de la presse contre les prétendues réserves de l’écrivain. Dans les deux cas, se dit à nu une intense querelle qui en dit long malgré elle sur la place de la littérature dans nos sociétés, sur la figure de l’écrivain et sur Houellebecq lui-même.