Les librairies sont fermées et les initiatives d’éditeurs se multiplient pour permettre aux lecteurs d’accéder à leurs titres, et en particulier à des livres tout justes parus et rendus indisponibles par le confinement. C’est le cas des éditions Inculte qui nous permettent d’accéder en un clic et quelques euros à quinze nouveautés et/ou livres de fond de leur catalogue. Parmi ceux-ci, A fendre le cœur le plus dur signé Jérôme Ferrai et Oliver Rohe, auquel Diacritik avait consacré plusieurs articles, ici réunis, lors de sa sortie.

Le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint s’intitule bravement La Clé USB. Occasion de se rappeler que l’auteur nous donna à ses débuts L’Appareil-photo et La Télévision et ce avant que ne surviennent les récits érotisants et délicieux du cycle de Marie Madeleine Marguerite de Montalte. Mais voici qui nous rebranche de façon flagrante sur des objets technologiques.

Walter Benjamin, figure du numéro 40 de Sigila

Fondée autour de la question du secret, la très belle revue Sigila a pu, comme une antiphrase à sa propre préoccupation, se diffuser avec force et offrir en ce mois de décembre son déjà quarantième numéro. Cherchant à tisser les rapports entre la France et un monde lusophone multiple, chaque numéro de Sigila questionne les épaisseurs d’ombre d’une culture sans cesse en mouvement. Ce quarantième numéro ne fait pas exception à la règle qui se place sous le signe de Walter Benjamin et ses fameux passages entre Orient et Occident qui résonnent particulièrement pour le Portugal et ses colonies.
L’occasion était toute trouvée pour Diacritik de rencontrer la revue à l’occasion d’un entretien qui revient sur l’histoire même de Sigila.

L’une des caractéristiques les plus fascinantes des éditions Inculte, en sens tout autant laboratoire du contemporain que maison d’édition, est la dimension collective du travail mené, via des revues, des rencontres croisées de ses auteurs, des collectifs ou des livres écrits à quatre mains comme A fendre le cœur le plus dur, signé Jérôme Ferrari et Oliver Rohe qui sort aujourd’hui en poche chez Babel. L’occasion de retrouver l’entretien vidéo réalisé avec Oliver Rohe lors de la publication du livre en grand format.

A fendre le cœur le plus dur, écrit par Jérôme Ferrari et Oliver Rohe, porte sur un ensemble de photographies prises par l’écrivain et journaliste Gaston Chérau en 1911, dans la Tripolitaine, en Libye, alors occupée par l’armée italienne et où Chérau est envoyé par le journal français Le Matin. A l’occasion de la publication en poche du livre, en Babel (Actes Sud), retour sur A fendre le cœur le plus dur, via un entretien avec les deux auteurs réalisé lors de la sortie du texte en grand format (Inculte).

FID Marseille

Il en va d’un festival comme d’une institution. Il comporte ses cadres, ses règles, ses codes, ses figures et ses objets. Les objets d’un festival de cinéma, ce sont les films. La communication d’un festival s’appuie sur eux, ce qu’on en dit et ce qu’on ne dit pas, leur accueil ou leur condamnation. Le FID est un festival à visage humain où chacun sent, je crois, que des films impliqués dans le monde contemporain attendent qu’on se tienne à la hauteur de ses effets sur nous. C’est une institution et un espace politique – plus qu’un espace de sélection. J’ai donc quitté mes réflexions du moment pour entrer dans des questions de cinéma et des questions politiques.

A l’heure où certaines Cassandre proclament avec perte et fracas l’irrémédiable fin de la littérature et le conséquent décès de la critique, sans doute la littérature contemporaine n’a-t-elle jamais autant brillé depuis son champ dispersé et résolument éclaté, et la critique ne s’est-elle trouvée autant de voix neuves pour venir la cartographier depuis ses accidents répétés.

L’une des caractéristiques les plus fascinantes des éditions Inculte, en sens tout autant laboratoire du contemporain que maison d’édition, est la dimension collective du travail mené, via des revues, des rencontres croisées de ses auteurs, des collectifs ou des livres écrits à quatre mains comme A fendre le cœur le plus dur, qui vient de paraître, signé Jérôme Ferrari et Oliver Rohe.

Non pas un mais trois livres aujourd’hui : pas seulement pour briser la contrainte du « un livre un jour », mais parce qu’ils vont si bien ensemble, comme diraient les Fab Four : Le Carnet d’adresses de Sophie Calle, Carnet d’adresses et Répertoire des domiciles parisiens de quelques personnages fictifs de la littérature de Didier Blonde. Autant dire une infinité d’autres livres en creux et en adresses…