Et une fois de plus, écrivant non au fil de la plume, mais au crayon et à la gomme, le prétendu critique s’aventure du côté de la chronique. Il note en passant que ces deux mots ont six lettres en commun : crique, soit le lieu d’abordage qui ouvre sur les sentiers du terrain vague. Il fait attention de bien écrire crique, et non cirque – ou alors en accordant à ce dernier mot un sens lunaire, notre chroniqueur l’étant forcément un peu (dans la lune), surtout quand il esquisse ses “papiers” en marchant, ou en rêvant.

Les Cahiers dessinés publient Résurrection permanente d’un cinéaste amoureux, magnifique ouvrage de Damien Odoul, illustré par le dessinateur Noyau et préfacé par André S. Labarthe. Un livre qui éclaire singulièrement la filmographie de Damien Odoul, réalisateur plutôt confidentiel alors même qu’il est l’auteur de onze courts métrages, d’un téléfilm et de sept longs métrages dont Moirassex, qu’il réalise à 24 ans, et La peur, avec lequel il obtient le prix Jean Vigo en 2015.