C’est l’apocalypse ! La fin du monde n’est peut être pas si proche – je ne suis devin –, mais l’issue de l’année l’est bel et bien, généralement accompagnée de son lot de compilations et d’albums de « poids lourds » censés booster les ventes d’ici Noël, pour peu qu’on offre encore des CD de nos jours (j’attendrai la sortie du vinyle du nouveau Lara Fabian avant de l’offrir à mon pire ennemi, c’est quand même un bien plus bel objet).

J’ai bien rigolé dans les années 1990 lors de la diffusion d’un reportage sur l’Eurodance de l’émission Capital sur M6. Une bande de jeunes filles fans de Capella, une des stars de ce courant qui a engendré les affreux Dance Machine, les Dr Alban et compagnie, était filmée à la sortie de l’enregistrement d’un programme télé où le groupe devait faire un playback.

Teaser. En attendant de vous parler demain en long, en large et en travers de Mensch, qui se produira ce soir, 21 octobre 2015, aux Bains de Paris dans le cadre d’une soirée organisée par leur label, Tsunami Addiction  — ce qui me permettra d’agrémenter l’article de l’expérience live —, découvrez Cosmopolitain, single charnière sorti entre leurs 2 albums.

Inutile de s’appesantir sur la passé, il n’a que peu de connexion avec le présent dans ce cas. L’auditeur peut parfaitement ignorer que la chanteuse du jour était l’une des 3 membres de The Pipettes, groupe féminin de Pop Indé qui a déclenché un petit buzz il y a 10 ans de cela, avant de tomber dans l’oubli avec un 2è album dance pourtant pas déplaisant. Les compteurs sont remis à zéro.

Au tic tac de l’Horloge de Baudelaire, Ariane Moffatt offre en cette année 2015 un pendant digital sur un 5e album, étrangement crépusculaire. 22H22 ? « L’heure où ma seconde vie commence ». 22H22 ? Bientôt la fin d’un cycle, et le début d’un autre. Mais quel autre ? A l’instar du poète, la québécoise semble s’interroger sur le déclin de la vie tout au long de ce disque magnifique, hanté par le temps qui passe, la jeunesse qui fane (Nostalgie des jours qui tombent), et va jusqu’à imaginer son propre requiem (Domenico).