Avec Un Cow-boy dans le coton, il faut reconnaître à Jul et Achdé d’avoir osé marcher dans les pas de Mel Brooks (Blazing Saddles), Lawrence Kasdan (Silverado) ou Damon Lindelof (Watchmen), en mettant en scène un personnage noir de premier plan dans une aventure de Lucky Luke. Un Cow-boy dans le coton répare quelques injustices en plus d’être un album intelligent, subtil et d’une causticité salutaire.

Le monde de la BD peut s’enorgueillir de compter un nouveau héros : Atom Vercorian, détective privé en devenir, casse-cou, séducteur et tenace. Bref, un enquêteur comme on en faisait plus, depuis Gil Jourdan, Marc Jaguar ou Ric Hochet. Mais bien plus qu’une (re)naissance, Atom Agency est un diamant graphique signé Olivier Schwartz et Yann qui a concocté un scénario finaud et des dialogues lettrés que ne renieraient pas Audiard ou Simonin.

L'homme qui tua Lucky Luke

Né en 1946, Lucky Luke fête cette année 70 ans de chevauchées, de poursuites, de captures des Dalton, Billy The Kid et autres Phil Defer et de départs dans le soleil couchant au son d’« I’m a poor lonesome cowboy ». La reprise-hommage signée Mathieu Bonhomme (qui avait déjà sillonné le Far West dans Texas Cowboys…) a paru le 1er avril dernier, avec un titre ô combien référentiel : L’homme qui tua Lucky Luke. Un one-shot (sans jeu de mot) à ne manquer sous aucun prétexte.