L’année 2025 a été l’occasion de multiples publications de et sur Emmanuelle Pireyre : La performance narrative, livre issu d’une thèse soutenue à Paris 8 ; Double titre, en collaboration avec Valérie Mréjen ; l’ouvrage collectif qui lui est consacré et auquel elle a participé : Écrire, enquêter, performer ; Emmanuelle part en live. Et, fin 2024, il y avait eu Machine anti-machine.
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Tout aurait été dit, et même écrit, sur Venise. Rien n’est plus faux. Il n’est qu’à lire pour s’en convaincre le texte que François-Henri Désérable consacre à la ville en exergue du Voyage hédoniste en Italie — Nord-Est.
Créée en 1989 par Jean-Michel Espitallier et Jacques Sivan, rejoints par Vaninna Maestri, Java est, par sa singularité, son engagement, sa nouveauté, une revue indissociable de la poésie contemporaine française, emblématique de ce que peut être une revue de création.
Dans chacun des livres de Gérard Haller, il y a de l’universel, du temps depuis toujours, à tout jamais. Une histoire qui nous concerne tous, nous lecteurs. La force de cette écriture est le fruit d’une langue propre à l’auteur, reconnaissable entre toutes. Syntaxe et ponctuation, découpage du poème aussi.
Il suffit de prononcer le titre du nouveau livre d’Éric Arlix devant des étudiants et des étudiantes pour immédiatement susciter un début d’intérêt.
Quatorze ans après Adrien de la vallée de Thurroch, avec Aux chiens de me revenir l’artiste et écrivain Denis Tellier revient sur la période de la Grande Guerre, dans la campagne ardennaise et ses paysans devenus chair à canon.
Avec les éditions 49 pages, Pierre Poligone fait le pari de la brièveté comme intensité. Nourrie de la critique littéraire et d’une quête d’originalité, cette jeune maison indépendante défend des textes courts, exigeants et incarnés, à l’endroit précis où la vie bascule et appelle l’écriture. À travers la collection Départ de feu, conçue comme un manifeste collectif, les éditions 49 pages affirment une certaine idée de la littérature contemporaine : vivante, polyphonique et poreuse, attentive aux voix émergentes comme aux formes qui réinventent la langue.
Après Notes de la rédaction, Julie Sas fait paraître Le grand soir est-il qui, à partir d’une recherche dans certaines archives, déploie le récit d’une insurrection, questionnant le langage du pouvoir, dans un texte associant documents et proses poétiques. Entretien avec Julie Sas.
Il est des rencontres dont on ne se remet pas, des pertes que l’on n’admet pas davantage. France Huser le dit d’emblée : « Longtemps je n’ai pas pardonné à René Char d’être mort ». Elle signe aujourd’hui un portrait sublime du poète.
Les écritures de la disparition sont nombreuses. Elles renvoient le plus souvent à la mélancolie romantique, au désastre du néant, ou encore à la combinaison oulipienne jubilatoire.
Dix ans après sa parution, Aux Forges de Vulcain réédite le roman de Cathy Jurado, Nous tous sommes innocents. L’occasion de redécouvrir ce récit singulier, inspiré par la vie mystérieuse et le destin tragique d’un paysan d’Aquitaine.
Poésie et politique et ontologie se mélangent dans le livre de Cole Swensen, Et et et. Cette association serait moins un choix que le redoublement d’un constat autant que la réponse à un impératif : tout est mélangé ; tout doit être mélangé.
Livre après livre, Mathieu Simonet élabore une œuvre singulière où l’intime ne cesse de se mêler au collectif. Façon, peut-être, de prendre au pied de la lettre l’injonction Guibertienne : Il faut que les secrets circulent !
Ça commence par un trajet Paris-Marseille en TGV pour retrouver la ville de naissance et les fêtes de fin d’année : trois heures pour lire.
On se souvient que La Guerre des pauvres avait paru en plein mouvement des gilets jaunes, il y a sept ans. Voici qu’Éric Vuillard publie Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid, une sorte de « résumé somptueux de l’Amérique ».