En 2012, Jacques Tardi entamait un voyage dans l’histoire personnelle des Tardi père et fils : en retranscrivant (le terme d’adaptation serait trop impersonnel) les carnets de son père, le fils faisait œuvre de mémoire et racontait par le menu les silences paternels, la guerre et la capitulation éclair, l’enfermement dans un camp de prisonniers. Ainsi naissait Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB, une série de trois albums à laquelle Jacques Tardi met fin avec Après la guerre

DAstérix à Zep, en passant par Tardi, Enki Bilal ou Manu Larcenet, Spirou et Fantasio revisités ou Largo Winch largué, la bande dessinée est présente sur Diacritik depuis sa création avec une volonté d’embrasser le 9e art dans sa diversité, son caractère incontournable dans le champ culturel, qu’il s’agisse d’albums ou d’auteurs « grand public », de découvertes de pépites moins exposées. Avant de repartir pour une deuxième saison – avec de nouvelles rubriques actuellement en préparation –, retour sur les articles, critiques, interviews, prépublications ou analyses signés Nicolas Tellop et Dominique Bry. Une année de papiers à bulles sur Diacritik.

SineMensuel-n48-decembre2015

Dans son dernier billet d’humeur paru sur Siné Mensuel paru hier, le 4 mai 2016, Siné confessait étonnamment, « Je n’en mène pas trop large, je vous l’avoue et je serre les fesses comme un pressoir à olives pour évacuer le stress ! ». Le lendemain de cette publication, Siné est mort à l’hôpital Bichat des suites de l’opération. Ils ont dû oublier les olives.

Renaud Monfourny expose à la Maison Européenne de la photographie et l’on retrouve 131 de ses portraits dans Sui Generis, livre publié chez Inculte/Dernière marge. Entrée dans un univers immédiatement identifiable, ou la scène culturelle par l’intime.