Ça commence par un trou : sur la première page de mon service de presse, la page est trouée. Je comprends que c’est l’auteur qui me l’a poinçonnée, et déjà, je me dis : cette lecture va vraiment m’intéresser, c’est certain.
éditions Le Nouvel Attila
Ça commence par Querelle. Pas le roman de Genet, pas son adaptation par Fassbinder. Querelle de Kevin Lambert, un déplacement de la figure quasi-mythologique de Genet dans une scierie québécoise en pleine grève : c’était en 2019, c’était génial. Avec Les sentiers de neige, ça commence par une tempête, une tempête de neige — et d’autres genres de tempêtes, plus intimes et familiales. On est en 2024, et Les sentiers de neige paraît simultanément au Québec et en France. L’occasion de rencontrer Kev Lambert pour un entretien.
Avec Les sentiers de neige, Kev Lambert écrit un livre sur l’enfance, avec l’enfance, qui s’efforce d’être à l’intérieur du point de vue de l’enfance.
« Dès qu’on soulève le couvercle, on obtient (comme il a été dit) une surface à écrire, encadrée par une bordure en laiton dans laquelle sont installés différents mécanismes pour passer d’un compartiment à l’autre de la boîte.
Querelle n’est pas seulement le nom d’un des personnages du roman de Kevin Lambert. Querelle est le terme qui condense la logique de ce roman : tout ou presque y est conflit, dispute, différend, agression.
Neuf et remarquable : ce sont les deux termes qui viennent à l’esprit pour qualifier « Situer », le projet de cartographie littéraire de la région Centre-Val de Loire que, depuis le mois de novembre, Benoît Vincent déploie dans le cadre du Labo de création de Ciclic. Naturaliste et écrivain, Vincent arpente ainsi la Beauce, la Champagne berrichone, la Brenne, le Perche, le Chinonais et la Touraine pour offrir une tentative de traduction esthétique et critique des territoires. Partenaire de l’événement, Diacritik a voulu en dévoiler davantage sur ce projet en soumettant Benoît Vincent à la question.