
Les aventures de Perlimtintin. Aujourd’hui : Perlimtintin soigne sa droite.
Des écrivains, des artistes écrivent leur journal dans notre journal.
Il se passe quelque chose en ce moment et je dois retenir mon souffle pour en parler, je ne voudrais pas être submergé par mon lyrisme, j’aimerais être exact et précis, calme, « scientifique » pourquoi pas : pas facile quand il s’agit du sublime, de la question du sublime, sa possibilité, son existence, sa démonstration.
Je viens de passer une semaine chez mes parents, à Tarbes. Ce fut une semaine chargée, très belle et bouleversante, j’étais là aussi pour rencontrer certains amis de Guillaume, un garçon que j’ai connu et aimé et qui s’est suicidé, pendu, à 32 ans chez lui à Lannemezan. Mais de ça, pas envie d’en parler dans l’immédiat. Peut-être plus tard, peut-être dans un livre. On verra.
Il suffit de lire les premières pages de l’Avancée de la nuit pour savoir qu’on va vivre une expérience littéraire peu commune. Tout d’abord le phrasé de Jakuta Alikavazovic, dense et limpide à la fois, qui s’insinue lentement dans le lecteur comme l’histoire des personnages eux-mêmes, Paul, Amélia, Albers ou Louise.
Ce premier roman de l’italienne Barbara Balzerani, Camarde lune est de la veine autobiographique : l’histoire de cette femme devenue écrivaine pendant ses 26 ans d’incarcération pour son rôle stratégique dans les Brigades rouges.

Les aventures de Perlimtintin : charité bien ordonnancée commence toujours par le Medef.
Le barman dégaine l’arme ultime à même de faire fuir la clientèle sensible : la musique déprimante à souhait qui sonne le glas des soirées agréables, vrille les cerveaux et fait remonter les souvenirs douloureux. L’horloge du bar affiche presque deux heures du matin. Dans les enceintes, Jeff Buckley chante Lilac Wine avec son éternelle voix d’ange.