C’est après avoir longé, en autostop, la frontière américano-mexicaine que Sylvain Prudhomme écrit et publie Coyote. Tissant paroles, polaroids, récits et influences cinématographiques, il rassemble les vérités qui coexistent dans la zone traversée. Comment rendre ces rencontres sensibles aux autres, aux lieux, à ce qu’ils racontent pour se fondre en elles ? Coyote, composé d’éclats d’histoires recueillis par l’écrivain-passager, est publié chez Minuit, six ans après « On The Road », un reportage commandé par la revue America et paru en 2018. Entretien avec Sylvain Prudhomme.
Dès le début de Coyote, vous vous inscrivez dans la filiation de James Agee en le citant : « si je le pouvais, ici, je n’écrirais rien du tout. Il y aurait des photographies. Pour le reste, des morceaux d’étoffe, des déchets de coton (…) ». Après votre reportage pour la revue America et votre expérience « à hauteur d’homme » de la frontière, qu’est-ce qui vous a poussé à rouvrir vos carnets pour faire de cette expérience non plus un reportage mais un roman ?
Les deux semaines de voyage m’avaient marqué très fort. Et mes carnets étaient pleins de paroles d’automobilistes dont je n’avais pu restituer qu’une infime part, malgré le format long qu’autorisait le reportage paru dans America. Surtout, j’étais frustré d’avoir trop peu pu m’attacher à restituer les « voix » des uns et des autres. J’avais éprouvé très fort, à bord des voitures, combien je m’installais chaque fois dans une compagnie différente, singulière. Chaque automobiliste avait son regard, ses intonations, sa distance au monde, sa sensibilité plus ou moins grande aux paysages, son énergie propre, sa dose unique d’humour, de mélancolie, de vitalité, de mordant. Je voulais essayer d’écrire un texte dans lequel je m’attacherai à recréer ça. A la naissance de Coyote, il y a ce rêve : retourner dans la compagnie des gens rencontrés pendant ce voyage. Tenter de rendre à nouveau sensible, presque palpable, quelque chose de leur « présence ». Et faire le choix de laisser une vérité de la frontière surgir directement de leurs mots.

Votre livre adopte une forme qui pourrait être perçue comme un « collage » de récits bruts, où votre voix semble parfois s’effacer derrière ceux que vous rencontrez. Y a-t-il eu sélection des fragments et selon quels critères (la force de ce qui est raconté, la représentativité de ce qui est dit, par exemple) ? Et s’il y a eu sélection, en quoi le dispositif demeure-t-il objectif et brut ?
J’ai cherché longtemps le bon équilibre entre les monologues d’automobilistes (que j’avais d’emblée décidé de mettre au premier plan) et les fragments narratifs à la première personne. Je voulais absolument éviter le récit de voyage traditionnel. Je redoutais le remake du récit d’autostop années 70, avec le côté vu et revu du narrateur baroudeur, faisant état de ses coups de veine et de déveine.
La beat generation l’a fait magnifiquement, je voulais absolument aller dans une autre direction. J’ai cherché à dessiner un narrateur volontairement effacé par rapport à ce qu’il observe, un narrateur qui n’est jamais « sachant », ne dispose d’aucune information surplombante, se contente de rapporter ce qu’il voit. Pour ce qui est de la violence et des dégâts du narcotrafic par exemple, je rapporte ce que je vois , si paradoxal que cela puisse paraître : à Ciudad Juarez, par exemple, ville qui a détenu le record mondial du nombre d’homicides pendant des années, une après-midi contre toute attente festive et douce, un samedi ensoleillé, des musiciens des rues, des amoureux, des jeunes. Mais je rapporte aussi à l’état brut les titres des journaux, qui attestent, eux, que le même jour, plusieurs homicides ont eu lieu sans que je le sache.
Dans Coyote, vous créez une immersion dans un flux de paroles qui semble reproduire l’avancée sur la route. Cette technique narrative, qui privilégie les dialogues et les témoignages directs, établit-elle selon vous une forme de contre-écriture face à la réalité physique du mur frontalier ? Comment cette fluidité narrative dialogue-t-elle avec la rigidité de la frontière que vous longez ?
J’essaie de trouver une forme qui « coule » en effet, une forme du flux. Une forme qui essaie de restituer quelque chose du tempo de la route, où même dans la parole des automobilistes les paysages défilent, où le récit à la première personne n’arrive que par éclats, par bribes, sur un tempo « allegro », celui de l’avancée jamais interrompue. Je ne sais pas si cela s’oppose à la rigidité de la frontière. Paradoxalement je vois aussi la frontière sous le signe du poreux. Je la vois comme une zone, plus qu’une ligne. Une bande de territoire très large le long – et de part et d’autre – de laquelle une foule de gens vont et viennent. Il y a ce paradoxe : elle est infranchissable pour certains, et à peine un obstacle pour d’autres, qui la passent tous les jours sans y penser. De toutes parts dans la région ça circule, légalement ou illégalement, c’est ce qu’on sent très fort quand on y est. Le fantasme d’un mur enfin efficace n’est que de la poudre aux yeux, de la com électoraliste. Trump lui-même le sait. Ça circule et ça circulera toujours. Je cherche une forme qui essaie de raconter ça. La fluidité inarrêtable de la vie, à tout jamais, à la barbe de tous les murs absurdes qu’on fera toujours mine de vouloir construire.

À la page 44 de Coyote, Great dit : « Journaliste écrivain c’est pareil qu’est-ce que tu nous emmerdes à faire le malin ». Cette remarque rude souligne le caractère flou de la distinction entre journaliste et écrivain. C’est toutefois une manière d’interroger le statut de celui qui écoute et écrit. Quel est le statut que vous revendiquez ici : journaliste, écrivain ? Faites-vous un distinguo ?
Je me sens avant tout écrivain, au sens où c’est d’abord la rencontre sensible avec le monde et avec les gens que j’essaie de raconter. Je raconte la façon dont le monde, là où je vais, me percute, me surprend, m’étonne, me bouleverse. C’est la phrase de James Agee que vous citiez plus haut : des faits, des bouts de monde rapportés. Du réel brut, si cela pouvait se faire. Tout un pan du journalisme que j’adore fait ça, avec des formats longs, une écriture en première personne, une méfiance vis à vis de tous les commentaires et généralisations. Ce journalisme-là pour moi relève de la littérature – une littérature qui me passionne, dont je me sens très proche. En revanche cela m’intéresse beaucoup moins dès qu’on glisse vers les généralités, l’expertise, le discours sur le monde, les analyses, le surplomb,. Surtout si c’est sur un format court, et qu’il faut résumer les faits, produire un avis, émettre un diagnostic. Je ne sais pas faire, et c’est à rebours absolu de ce qui me touche. L’émotion vient toujours du singulier, du particulier, de l’unique.
Votre livre adopte une forme épurée, où l’absence de descriptions détaillées des paysages contraste avec la présence forte des stations-service, des visages et des espaces urbains. Ce choix stylistique, associé à des références cinématographiques récurrentes et à une organisation en séquences brèves, semble rapprocher Coyote d’un album photographique ou d’un story-board. Peut-on parler d’« écriture photographique » ? Comment ce recours au langage cinématographique permet-il de dépasser la simple captation du réel pour ouvrir un hors-champ plus vaste, une autre forme de narration ?
Oui j’ai plus que jamais cherché dans cette direction. J’avais été marqué par les Motel Chronicles de Sam Shepard (également l’auteur du scénario de Paris-Texas avec Wim Wenders). C’est un livre merveilleux, fait d’un mélange de photos et de très brefs textes, souvent des poèmes, où le réel est évoqué par éclats qui continuent ensuite de vibrer très fort dans l’esprit, comme s’ils avaient une aura qui les dépassait, appelait la rêverie. Des fragments de monde assez elliptiques pour laisser place à l’imagination, à l’immensité des espaces américains. Ce que vous dites du hors-champ me paraît très juste et passionnant. En photo j’adore la question du cadrage, et la façon dont un élément qui n’est qu’en partie à l’image voire hors-cadre parvient malgré tout à exister très fort – parfois plus fort que s’il était plein cadre. J’ai travaillé du côté de ce décadrage, de cette écriture fragmentaire. Par éclats de films aussi, c’est vrai.

Vous faites appel aux films (Paul Thomas Anderson, etc.) pour faire ressurgir les paysages américains. Cette région du monde semble alors indissociable des représentations que nous avons héritées du cinéma. Est-il impossible de rendre l’expérience sensible directe du désert et des grands espaces ? Le cinéma est-il un biais pour retranscrire et donner à imaginer cette immensité si difficilement transposable ?
Avant d’aller là-bas j’avais bien sûr lu beaucoup d’essais sur la frontière, que je me suis efforcé d’oublier, pour recomposer un narrateur aussi « vierge » que possible, comme je le disais plus haut. Ce que j’assume en revanche, et dont j’accepte que le narrateur soit « chargé », ce sont tous les souvenirs de films qui nous habitent, toutes et tous. Partout, là-bas, les paysages évoquent des scènes de cinéma célèbres. C’est pour moi une donnée incontournable et absolument involontaire de notre expérience des Etats-Unis et de la frontière. Comment traverser le désert d’Arizona sans reconnaître le décor de dizaines de films gravés en nous ? Comment aller à Ciudad Juarez sans repenser à nombre de films de narcos ultraviolents, remplis d’hémoglobine ? Raconter des scènes de cinéma me permet de faire exister cet horizon d’attente et cette violence, même si je les observe pas moi-même – et souvent de creuser le contraste entre l’horizon d’attente qui était le mien et ce que j’observe effectivement, souvent bien différent. C’est aussi un ressort humoristique dont je joue à plusieurs reprises.
Dans Coyote, vous abordez le thème de la route qui est un hypersymbole américain, une métaphore centrale de la façon dont les États-Unis se voient et se racontent (Song of the Open Road de Walt Whitman, The Crossing de Cormac McCarthy et évidemment On the Road de Jack Kerouac). Ce thème est central dans Coyote, mais aussi dans votre œuvre en général (Par les routes, Les Orages). En quoi la route est-elle un processus qui fait advenir l’écriture chez vous ? Pourquoi, avec Coyote, vouliez-vous éprouver cette route en particulier ?
La route revient dans mes livres, c’est vrai. La route et souvent la voiture. Je suis pourtant de sensibilité profondément écologiste je crois ! Sans doute parce que la route condense énormément de questions de la vie : les choix, les carrefours, la liberté, l’infini des possibles, les rencontres, les bouts de trajets partagés, les routes qu’on osera prendre, celles que toute la vie quelque chose nous retiendra d’oser aller explorer. « Prendre la route », c’est souvent par ce moyen que mes personnages, en pleins remous existentiels, réagissent. C’est pour eux le moyen de reprendre une forme de contrôle ou en tout cas d’action ; c’est le moyen d’affronter le réel, d’aller aux choses, de les prendre en main, avec ce que cela implique de choix. Mais il y a aussi une autre dimension de la route, motif américain s’il en est en effet (un de mes livres de photos préféré est, comme pour beaucoup, The Americans de Robert Frank, fruit d’un road trip de plus d’un an) : c’est la route en tant que pourvoyeuse de rencontres. Tout Coyote est construit autour de ce pouvoir miraculeux de la route : faire apparaître des personnages, des visages. Provoquer en accéléré le télescopage d’une existence avec des dizaines d’autres, toujours renouvelées.
Vous expérimentez plusieurs manières de saisir le réel : par l’écriture tantôt dialogique, tantôt sous forme de journal de bord, mais aussi par la photo et le cinéma. Pourquoi tisser ce récit par strates, quelle puissance cela donne-t-il au récit ?
Il y a le cinéma, il y a aussi la photo en effet. Je voulais absolument que ces polaroids soient dans le livre, j’étais heureux que Thomas Simonnet, des éditions de Minuit, accepte. Je ne suis pas bon photographe, je n’ai aucune illusion à ce sujet. Mais la photo a ici valeur d’attestation. Elle fixe l’instant de la rencontre, le miracle éphémère qui a fait se croiser, contre toute probabilité, deux trajectoires absolument étrangères l’une à l’autre. Elle est là pour dire tout simplement : ça a été, selon la formule célèbre de Barthes. En une image s’éprouvent mille choses, à travers le visage, le vêtement, le véhicule, le décor alentour. Je n’ai pas besoin d’écrire le portrait des automobilistes, je sais que la photo s’en chargera, je peux me taire et laisser le visage vivre. Et J’ai choisi le polaroid pour tout ce qu’il crée immédiatement d’unité. On se met par la force des choses toujours à peu près à la même distance, il y a le grain du polaroid, qui donne même à une photo banale une patine bien reconnaissable. Et surtout le polaroid n’est pas duplicable. On ne peut même pas en offrir une copie. C’est du one-shot absolu, à l’image de l’instant vécu, qui jamais ne pourra revenir lui non plus.
Le coyote, qui donne son titre au livre, est un motif récurrent de votre texte, mais il ne désigne jamais véritablement l’animal. Il est tout à la fois le passeur, une figure mythologique, un symbole de ruse et de transgression, voire une métaphore de l’écrivain lui-même. En quoi ce jeu sur l’identité métamorphique du coyote éclaire-t-il votre propre positionnement d’auteur-voyageur, observateur et parfois médiateur d’un monde qui n’est pas le vôtre ? Pourquoi avoir fait de cette figure changeante un pivot du livre ?
J’inclus quelques passages relatifs au coyote animal, mais peu c’est vrai. Je passe le plus souvent par du cut-up de textes concernant les mœurs de l’animal. Au départ je n’avais pensé à ce titre que pour le double sens le plus évident : à la fois l’animal vagabond des bords de route et le coyote « passeur » faisant ses clients et ses proies des clandestins. Et puis j’ai appris que c’était un livre de Coyote pour d’autres raisons : la variété des vocalisations auxquels recourt le coyote, avec une amplitude formidabmement variée (de même qu’on entendait dans le livre les voix d’automobilistes très différents les uns des autres). Cela m’a amusé de creuser les nombreux parallèles qui m’apparaissaient avec ce que j’avais vécu, non seulement pendant le voyage (la position de quasi marginalité, de vulnérabilité sur le bord de la route, d’opportunisme aussi, à toujours rôder autour des voitures en espérant m’y faire une place) mais pendant le travail d’écriture, le coyote avec ses filouteries, ses rapines, sa solitude, sa vie sur les marges, me semblant en effet une sympathique figure de l’écrivain.e. Je ne souligne pas tout ça dans le livre, mais j’espère qu’on le sent, que ça affleure.

Coyote est un récit empathique et co-construit entre vous et les personnes qui prennent la parole dans votre livre. Ce récit crée une interdépendance narrative où un troisième élément, crucial, est toujours en filigrane : le lecteur. Comment envisagez-vous le rôle du lecteur dans cet assemblage de subjectivités et de géographies lointaines, en particulier pour un public français ?
Je voulais une position de lecteur actif, qui voyage à son tour de rencontre en rencontre, de souvenir cinématographique en franchissement de pont frontalier. J’avais envie que ce soit un livre qui laisse beaucoup de liberté, y compris quant à l’avis que chacun se fait à la fin de la situation dans la région. Je voulais refuser absolument de tirer quelque conclusion que ce soit. L’important était de trouver une forme qui laisse entendre une multiplicité de points de vue, sans prétendre en faire à aucun moment en faire la synthèse ni en tirer un diagnostic. Une somme de vérités contradictoires, partielles, éclatées, à partir desquelles chacun construise son propre sentiment des choses. Comme c’est le cas dans la vie, où aucune voix n’est là pour énoncer à notre intention quelque vérité générale que ce soit. En rentrant j’avais l’impression de ne rien « savoir ». Mais je pouvais attester que Mauricio m’avait dit ça, que Maria m’avait dit ça, que José et Donjon m’avaient dit ça. Et j’avais très envie de le raconter. Ça me semblait plus précieux et irréfutable qu’aucune vérité surplombante et prétendument définitive.
Pour écrire Coyote, vous avez parlé avec des inconnus, partagé avec eux un moment de voyage, un repas, dans une quête peut-être de compréhension d’un monde différent du vôtre : celui de la migration illégale, du Latino ou de l’Afro-Américain qui vote Trump, de la prostituée amoureuse, ou encore du dealer vivant à une vitesse que ceux qui ne sont pas plongés dans cet univers ne peuvent qu’imaginer. Dans cette recherche de vérité, qu’avez-vous trouvé en tant que Français, écrivain et être humain ?
Ce n’est pas facile à dire. À mesure que le voyage avance, on sent monter je crois dans le livre un mélange d’euphorie, de fatigue et de mélancolie – tout cela très entremêlé, l’émerveillement de continuer de rencontrer souvent des présences bienveillantes, le ras-le-bol d’être seul avec des gens seuls, la fatigue de traverser des régions quand même très âpres, où pour beaucoup de gens la vie est difficile. La forme entière du livre est là pour tenter de formuler quelque chose de ce que j’ai vu et éprouvé là-bas, sans me risquer à des généralités sur les Américains, les Mexicains ou sur la « frontière ». Le sentiment qui domine en moi quand je repense à tous ces gens rencontrés est la même émotion que presque chaque fois face aux rencontres que je fais dans ce genre de voyages, où que ce soit : je suis touché par nos ambivalences, nos contradictions, nos failles. Nos malhonnêtetés, nos lâchetés, nos paresses, nos phrases et nos idées toutes faites parfois, en même temps qu’à d’autres moments notre extraordinaire faculté d’inventer de la joie et du beau, y compris dans une adversité où l’on pourrait penser que c’est impossible. Notre grandeur et notre misère à la fois. C’est plus vrai que jamais sans doute en ce moment aux États-Unis. Et c’est ce que j’ai toujours envie de raconter quand j’écris.
Bien que votre récit soit géographiquement très situé, vous n’avez pas inclus de carte dans le livre. Est-ce un choix délibéré pour faire de cette frontière spécifique un symbole de tous les lieux de passage et de migration ? Comment avez-vous négocié cette tension entre l’ancrage géographique très concret et la portée universelle de votre propos ?
J’ai hésité. Et puis avec mon éditeur nous avons décidé de nous passer de carte. Il me semble que cela aide à perdre pied, à s’abandonner au pur surgissement des visages et des personnages, en même temps qu’à la dimension sensible de la traversée. C’est un livre de non-fiction, mais je n’avais pas envie non plus qu’on le lise en se reportant à chaque page à une carte. On accepte assez vite je pense que les noms de lieux (souvent des lieux-dits minuscules, inconnus de presque tout le monde) sont surtout là pour ce qu’ils convoquent de paysages. Del Rio, Eagle Pass, El Centro, Granite Hills, pas besoin de savoir où c’est pour que ça évoque une géographie. J’aime l’idée qu’assez vite on bascule (sauf à le vouloir vraiment et à aller chaque fois consulter google maps) dans un monde sans coordonnées, celui de la littérature, celui des pages blanches où apparaissent l’un après l’autre des décors et des voix.
Sylvain Prudhomme, Coyote, éditions de Minuit, octobre 2024, 256 p., 17 €
Cet entretien a été réalisé dans le cadre du séminaire « Grands entretiens » du Master Écopoétique et création d’Aix Marseille Université, par Matthieu Barbaroux, Clara Bouzan, Juan Camilo Mansilla, Laure Neria, Gabriel de Richaud.