6 septembre 2026. Polémique stérile sur les réseaux sociaux, animée par la découverte d’un entretien avec Antoine Volodine dans un magazine d’extrême droite dont un des collaborateurs se trouve être un grand aficionado du porte-parole du post-exotisme. Cet entretien, certes mal placé, mais où l’interrogé se montre avant tout fidèle à lui-même, aurait pu paraître tel quel dans un canard du bord opposé. Alors qu’aucun d’entre eux n’a fait l’effort d’aller à la source, les auteurs et les autrices des posts et commentaires se partagent en deux camps : ceux et celles qui n’ont pas lu Volodine et ses hétéronymes et qui, sous prétexte de se positionner du « bon côté », celui des redresseurs de torts, déposent leur fiel ; ceux et celles qui les ont lus et qui rectifient le tir.
P.O.L
Si comme l’écrit Adrienne Rich dans La maternité obligatoire, notre « expérience unificatrice, incontestable et commune à toutes et tous » est d’être né.e d’une femme, la relation entre une mère et sa fille n’en demeure pas moins distincte de celle qui lie une mère à son fils, toujours teintée d’ambivalence, pour le moins. C’est cette zone dangereuse de la relation entre une mère et sa fille que Louise Chennevière explore dans son quatrième roman, Faire la peau, paru aux éditions P.O.L. Ce n’est pas la première fois qu’elle accorde aux personnages féminins, et maternels, une attention particulière, depuis son premier livre, Comme la chienne, paru en 2019. Sauf que dans Faire la peau, les choses se précisent.
On est romancier ou on ne l’est pas. Comme en témoigne son dernier livre, L’Ancien Enfant, et bien qu’on puisse en le lisant et par moments éprouver la sensation de perdre pied, Pierre Chopinaud l’est à n’en pas douter.
25 mai. Le palmarès de Cannes vient de tomber et, n’étant pas adepte de la critique d’opinion, je n’ai rien à en dire, sinon que quelques films pas encore sortis attisent le désir, non de s’en faire une idée, mais de s’immerger dans ce qu’ils charrient potentiellement de jamais vu ou entendu. Il faudra donc s’armer de patience avant de déposer quoi que ce soit à leur sujet.
Quittant le Marché de la poésie où, comme toujours, il y avait foule, je me suis rendu dans une petite – et pour cela d’autant plus belle – librairie du Quartier Latin : un lieu à la fois central et à l’écart des grandes circulations où la présence de quatre ou cinq personnes suffit pour donner l’impression qu’on est au grand complet, qu’il n’y manque pas même un seul de nos fantômes favoris. En ces espaces qui fleurent bon l’encre et le papier, des voix spectrales nous chuchotent : restez à l’écoute.