On est romancier ou on ne l’est pas. Comme en témoigne son dernier livre, L’Ancien Enfant, et bien qu’on puisse en le lisant et par moments éprouver la sensation de perdre pied, Pierre Chopinaud l’est à n’en pas douter.
P.O.L
25 mai. Le palmarès de Cannes vient de tomber et, n’étant pas adepte de la critique d’opinion, je n’ai rien à en dire, sinon que quelques films pas encore sortis attisent le désir, non de s’en faire une idée, mais de s’immerger dans ce qu’ils charrient potentiellement de jamais vu ou entendu. Il faudra donc s’armer de patience avant de déposer quoi que ce soit à leur sujet.
Quittant le Marché de la poésie où, comme toujours, il y avait foule, je me suis rendu dans une petite – et pour cela d’autant plus belle – librairie du Quartier Latin : un lieu à la fois central et à l’écart des grandes circulations où la présence de quatre ou cinq personnes suffit pour donner l’impression qu’on est au grand complet, qu’il n’y manque pas même un seul de nos fantômes favoris. En ces espaces qui fleurent bon l’encre et le papier, des voix spectrales nous chuchotent : restez à l’écoute.