Le 24 mars 1941, le Capitaine-Paul-Lemerle quitte le port de Marseille : c’est ainsi que s’ouvre pour ainsi le nouveau récit d’Adrien Bosc. A cette époque d’exodes et de fuites, où les routes et les mers sont chargées de réprouvés et d’apatrides, ce départ pour la haute mer n’a rien de singulier. Mais parmi les passagers qui fuient le régime nazi, les compromissions françaises et la guerre partout dans une Europe en feu, le lecteur croise André Breton et Claude Lévi-Strauss, Anna Seghers et Victor Serge, Wilfredo Lam et Alfred Kantorowicz.

Parmi les nombreux choix controversés du dernier jury du festival de Cannes (oubli de Toni Erdmann ou Sieranevada, présence du fadasse film de Dolan), la présence de Personal Shopper au palmarès est surement le moins défendable. Soit le Prix de la mise en scène, ex-æquo avec le Baccalauréat de Cristian Mungiu qui pouvait, lui, prétendre à la Palme d’or, pour un film au style pompeux, aux grosses ficelles et qui fait déjà partie du pire de la filmographie chaotique d’Olivier Assayas…