Je suis sans voix. Comme des milliers de lecteurs, et comme tant d’autres auteurs. Puisque le temps a choisi de s’arrêter aujourd’hui, avec la cruauté que l’on sait, je prends sans attendre le parti d’écrire, incapable d’agir autrement, et impatient déjà de retrouver les mots qui me liaient à lui.

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Les 10è Assises internationales du Roman ouvriront leurs portes le 23 mai prochain. Jusqu’aux 29 mai ce seront rencontres, tables rondes et débats, lectures, avec un programme exceptionnel à la hauteur de ce dixième anniversaire : Russell Banks, Cynthia Bond, Eirikur Örn Norddahl, Zia Haider Rahman, Javier Cercas, Sara Stridsberg, Mathias Enard, Patrick Boucheron, Chantal Thomas, Régis Jauffret, Christine Angot etc. (la liste complète est à retrouver ici)

Au bout du conte © Ch. Marcandier
Au bout du conte © Ch. Marcandier

Le dimanche 20 mars, à Livre Paris, Michael Cunningham — à peine sorti de son entretien pour Diacritik — retrouvait Nathalie Azoulai pour une rencontre autour et « au bout du conte », animée par Sophie Quetteville. L’un comme l’autre ont récemment publié ce type de récit : Michael Cunningham voit paraître en France Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants, et puis… et Nathalie Azoulai a participé à un recueil collectif, Leurs contes de Perrault, proposant sa version de Cendrillon ou le petit gant de soie.

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Mercredi 16 mars 2016, le Salon du Livre de Paris, pardon Livre Paris, mais toujours grand-messe littéraire à ciel couvert, a ouvert ses portes pour cinq jours de totale frénésie littéraire, graphique et people. L’inauguration a eu lieu sur fond de contrôles de sacs, de palpations aléatoires, de coupes de champagne et de petits fours variés.
Avec une grande déception d’entrée : on n’y a pas croisé les frères Bogdanov.

HausseDesPrixLa semaine des prix littéraires a été lancée hier avec le Grand Prix de l’Académie française et ses deux lauréats, Hédi Kaddour pour Les Prépondérants et Boualem Sansal pour 2084. Un prix en miroir comme deux rives de la Méditerranée primées — et jusque là, comment ne pas être d’accord ? — mais aussi le recto et le verso du livre : d’un côté, l’ampleur, la fluidité, un sens inné et merveilleux (au sens étymologique) du détail qui fait sens, de l’autre des métaphores pâteuses, un didactisme tout aussi étouffant et, disons-le, un très mauvais roman : en somme le meilleur (Kaddour) comme le pire.