21 novembre 2024. Il neige trop. Je dois renoncer à aller voir La Voyageuse de Hong Sangsoo. Mais comme je viens de recevoir le blu-ray de Val Abraham de Manoel de Oliveira, je cherche 3 heures et 23 minutes de libre pour revivre l’éblouissement de ma première vision, en 1993. Ces deux films ont en commun d’être programmés en salles (celui d’Hong Sangsoo, le 22 janvier prochain) avant d’être édités en vidéo (le 3 décembre pour Val Abraham) par Capricci. On y reviendra.

Les livres reçus en cette rentrée commencent à former une pile, certes raisonnable – rien à voir avec les montagnes d’ouvrages débordant de partout dont j’ai été témoin dans certains bureaux de la Maison de la Radio (sans jamais envier leurs destinataires, bien au contraire). Du coup, comme l’essentiel de cette pile ne m’arrive pas par hasard, j’ouvre à chaque fois sans trop tarder ces nouveautés, surtout si quelque indice incite à mener l’enquête (en hommage à Emmanuel Hocquard, ces chroniques auraient pu s’intituler Un privé à Diacritik).

Après une semaine de pause, vingt-cinquième constellation de l’année, avec cinq (ou neuf) livres (tout dépend comment on compte) dont la pagination n’est pas excessive : lus dans les intervalles du travail, parfois à la maison, parfois dehors (en particulier dans les transports) – le bonheur étant de s’installer dans un dedans du dehors : une véranda par exemple, où Internet serait coupé (comme dans le troisième Conte du hasard de Ryusuke Hamaguchi).