Jusqu’au 27 mai 2024, un musée consacre à Jacques Lacan, figure intellectuelle majeure du XXe siècle, sa première exposition, par le prisme lumineux de l’art. Plus de quarante ans après la mort du psychanalyste et grand théoricien de la pensée et pour la première fois en France, le centre Pompidou Metz accueille des chefs d’œuvres et des créations plus contemporaines qui ont marqué l’histoire de l’art du XVIe siècle à aujourd’hui.

La Castiglione fut Circé et Narcisse, une artiste des métamorphoses. Sa quête identitaire prit, durant sa vie, la forme d’un portrait toujours inachevé (plus de 500 photographies) de soi en Autre : c’est cette femme réelle, d’autant plus énigmatique qu’elle se mit elle-même en scène, que Nathalie Léger prend pour centre fuyant de son roman L’Exposition, paru en 2008 et que les éditions P.O.L republient en poche.

« Pas une image juste. Juste une image » dit Godard. Mais mon chagrin voulait une image juste, une image qui fût à la fois justice et justesse : juste une image mais une image juste. (Roland Barthes, La Chambre claire)

Trois livres : L’Exposition, Supplément à la vie de Barbara Loden, La Robe blanche.
Trois femmes : La Castiglione, Barbara Loden, Pippa Bacca.
Trois moments : la fin du XIXe siècle, les années cinquante, la première décennie du XXIe siècle.
Trois domaines où intervient l’image (photographie, cinéma, performance) convoqués chacun au moment de leur pleine affirmation artistique.