En partenariat avec Diacritik, Ciclic et la Maison Max Ernst vous proposent une série de cinq rendez-vous avec Camille de Toledo, autour du projet Écrire la légende. Lors de la rencontre qui aura lieu, à 20h30, ce jeudi à Huismes (37), l’écrivain poursuivra sa lecture du texte en cours d’écriture qui part des photos et des archives familiales pour explorer un Livre des Morts intime. C’est sur cette grande traversée de la mort par l’image à la croisée du documentaire et du fabulaire que Diacritik a voulu revenir avec le romancier le temps d’un grand entretien.

Avec Herzl : une histoire européenne, qui paraît ces jours-ci aux éditions Denoël, Camille de Toledo livre, avec l’inventive compagnie d’Alexandre Pavlenko, son premier roman graphique. Plus que jamais attentif aux formes les plus contemporaines d’expression, Camille de Toledo choisit ici, de manière aussi inattendue que neuve, de déployer le sombre récit d’une figure historique du judaïsme, Theodor Herzl, en la donnant littéralement à voir par les noires illustrations de Pavlenko dans toute sa puissance tragique.

Camille de Toledo

Dans quelle langue écrire ? Dans quelle langue articuler son récit ? Depuis quels mots venir rendre du monde la mesure ou la démesure active ? Telles pourraient être, en apparence simples et premières, les questions qui viendront se déployer tout au long de l’avant-dernière demi-journée de la 11e édition des Enjeux contemporains qui se tiendra ce samedi.

Camille de Toledo

En écho à la deuxième saison de son cycle « Histoire du Vertige » à la Maison de la Poésie de Paris, Camille de Toledo s’est livré le temps d’un grand entretien pour Diacritik sur les grandes lignes critiques et poétiques de son travail. Avant de se consacrer mardi dès 19 h lors du second épisode au Livre de l’intranquillité de Pessoa, Camille de Toledo évoque les généalogies brisées, la littérature comme puissance de savoir et la mort comme intime frontière entre vérité et fiction.

Camille de Toledo © Ida Jakobs

« Ce que j’espère, du lecteur, c’est de l’interprétation ».
Camille de Toledo

Le livre de la faim et de la soif est un roman difficile à présenter parce que ses qualités ont la même teneur que le cœur fuyant de l’existence qu’elles nous font toucher du doigt : elles sont aisées à ressentir mais périlleuses à saisir avec les mots de la langue.
Camille de Toledo a construit un dispositif de narration complexe, un labyrinthe miroitant dont les facettes nombreuses se reflètent les unes les autres dans une incandescence narrative qui nous immerge au cœur du tumulte de notre monde en pleine mutation. Du début du livre jusqu’à la fin, le lecteur se trouve précipité dans la quête aventureuse d’un personnage abyssal, un livre à vrai dire, avec ses pages et sa reliure, un livre donc, obsédé par le désir de sortir de lui-même pour entrer dans la vie.

Camille de Toledo © Jean-Philippe Cazier
Camille de Toledo © Jean-Philippe Cazier

Vendredi dernier, 10 février 2017, a eu lieu la première soirée Diacritik / Atout Livre, organisée conjointement par Johan Faerber et David Rey : le premier invité et parrain naturel en était Camille de Toledo qui a longuement évoqué pour le public présent son dernier roman, Le Livre de la faim et de la soif (Gallimard), mais aussi son rapport à la fiction, au monde, à l’écriture.
Diacritik vous propose de revivre cette rencontre animée par Johan Faerber, via une captation vidéo de la soirée et une série de photographies signées Jean-Philippe Cazier.

Camille de Toledo

Ce vendredi 10 février débute le cycle des « Soirées Diacritik » à la librairie Atout Livre qui devient le partenaire de nos rencontres littéraires et critiques où, régulièrement, un auteur viendra échanger avec la revue et le public autour de son œuvre.
Ce nouveau rendez-vous, animé par Johan Faerber (Diacritik) et David Rey (Atout Livre), s’ouvre vendredi à 19h15 avec Camille de Toledo à l’occasion de la parution de son neuf et fort roman, Le Livre de la Faim et de la Soif (Gallimard).