Le vif et subtil essai de Jérôme Meizoz prolonge des réflexions menées depuis près de quinze ans sur la posture littéraire : de Rousseau à Houellebecq, il s’agit de dessiner l’histoire de la littérature « en personne », à travers le souci de l’incarnation et de la présence médiatique de l’écrivain, depuis l’entrée dans l’ère moderne.
Jérôme Meizoz
« À moi, le récit de ces années » : c’est résolument sous le signe de Rimbaud que Jérôme Meizoz place cet appel à la mémoire et brosse dans Absolument modernes ! une chronique à la fois intime et collective de la modernisation du XXe siècle.
« Ce qui reste, les poètes le fondent » clamait, on s’en souvient, Hölderlin en des termes confiants mais hagards. Nul doute qu’un tel vers, qui se propose d’œuvrer à ce qui demeure contre toutes les destructions, pourrait servir d’exergue lumineuse à une exploration des périphéries qui circonscrivent la ville.