1er février 2026. La 53e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a été annulée pour nombre de raisons sur lesquelles il est inutile de revenir. Un « Grand Off », placé sous le signe de la Collective Girlxcott, a fait mieux que remplacer cette édition dont personne ne voulait : de grandes « fêtes interconnectées de la BD » ont éclaté un peu partout, à Bordeaux, Toulouse, Tournon-sur-Rhône, Lyon, Nantes, Mons, Strasbourg, Bruxelles, Montpellier, Marseille, Barcelone, Paris et bien entendu Angoulême.
Jacques Jouet
Jacques Jouet est membre de l’Ouvroir de Littérature Potentielle (Oulipo) depuis 1983. Il écrit ses livres à l’enseigne de cette société secrète fondée en 1960 par quelques membres du Collège de pataphysique parmi lesquels Raymond Queneau ou Georges Perec (qui en était devenu le principal représentant). C’est d’ailleurs une sorte de « Vie, mode d’emploi » que Jacques Jouet nous livre aujourd’hui en inventant la vie de Rakki Nouha, « artiste météore » de la musique contemporaine, qui a disparu aussi vite qu’elle était apparue. Vivre, c’est aussi partir, s’évader, tracer une ligne, disparaître (désapparaître), passer la ligne d’horizon.
Ce poème est une « quenoum », forme inventée par Ian Monk : un mélange de la sextine et du pantoum.
Dos, pensée (poème), revenant de Jacques Jouet et Nous allons perdre deux minutes de lumière de Frédéric Forte paraissent respectivement en 2019 et 2021 aux éditions P.O.L. Membres de l’Oulipo, les deux auteurs intègrent différentes contraintes dans leur travail d’écriture. Entretien avec Frédéric Forte et Jacques Jouet.
Pour la 4e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour des liens entre littérature et villes. Après avoir questionné les années précédentes le cinéma, la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture aux représentations de la ville selon que la ville accueille ou rejette, dessine des architectures qui tressent nos vies ou encore déploie comme jamais l’imaginaire romanesque. Écrivains, architectes et sociologues dialogueront ainsi chaque jour autour de la ville.