Si Jackie Kennedy avait pu faire un film sur sa vie, elle aurait peut-être écrit une comédie musicale d’où elle aurait probablement effacé l’assassinat de son mari, John Fitzgerald Kennedy, ou bien elle aurait sublimé cette mort violente en lui donnant un caractère éthéré et lumineux comme il arrive dans les films de Jacques Demy.
Hitchcock
Dans les dernières images traversées d’obscurité de La Captive, sans doute l’un de ses plus beaux films, pareil à un cristal de douleur, Chantal Akerman laisse l’écran vide, le fait se perdre hagard dans la solitude d’une nuit sans trêve, de celle qui vient à la jeune Ariane, l’Albertine dont Simon perd le fil, qui se jette, elle de sa toute sa solitude, dans une mer d’encre noire où de son nom ne résonnent plus que les vagues qui l’emportent.