Dans deux semaines, ce sera l’été. Il faut donc accélérer un peu : la pile des ouvrages à “traiter” n’est pas épuisée. Elle fait plaisir à voir. Tout n’est pas perdu en ces temps de manque. Tirons quelques volumes de cette pile, disons sept – c’était trois la dernière fois, ce serait bien que ce soit cinq la prochaine fois – et admettons que ce huitième épisode soit l’avant-dernier de la saison. C’est parti.

Parfois deux textes, dans un collectif, valent à eux seuls impératifs de lecture. Ici, indéniablement, ceux d’Annie Ernaux et de Joëlle Zask, qui ouvrent et ferment un recueil centré sur la magie et le miracle toujours renouvelé de la lecture, du plaisir du texte. Et ils sont treize à dire Pourquoi lire, dans une forme de manifeste situant la lecture aujourd’hui, entre intime et théorie.