Comme le souligne Jean-Philippe Cazier, les livres de Juliette Mézenc peuvent être lus comme une réflexion au sujet de la notion de frontière mais aussi comme une pratique des frontières – réflexion et pratique subversives puisqu’elles impliquent de nouveaux points de vue sur la frontière, des traversées et déplacements des frontières constituées du monde, des catégories, des genres, des corps, des psychismes : une subversion, une mise en crise qui concernent autant le politique, l’être du monde, que le littéraire.

Sujets sensibles de Juliette Mézenc est offert au téléchargement par l’auteure et son éditeur (publie.net) durant le temps du confinement. A cette occasion nous republions l’entretien que Juliette Mézenc avait accordé à Jean-Philippe Cazier en décembre 2016. Il y est question de rencontres, frontières, migrations, du temps, de l’identité et de la multiplicité, du genre, du politique, de la lecture – et bien sûr de l’écriture.

Juliette Mézenc construit ses livres autour de thèmes et de questionnements récurrents que l’on retrouve, repris et déplacés, portés ailleurs, dans Laissez-passer, qui vient de paraître. Rencontre et entretien avec l’auteur autour des thèmes de la rencontre, de la frontière, de la migration, du temps, de l’identité et de la multiplicité, du genre, du politique, de la lecture – et bien sûr de l’écriture.

Elles en chambre, de Juliette Mézenc, interroge les conditions, les processus et les finalités de l’écriture. Mais il ne s’agit pas d’un essai, puisque le livre se situe dans une sorte d’espace nomade et multiple où la réflexion, la rêverie, la fiction, la poésie se rencontrent pour créer un livre et un discours atypiques qui déplacent et débordent les frontières, les limites des êtres, des genres, des langages.