« Dans le béton qu’ils poussent, les enfants. Ils grandissent et lui ressemblent, à ce béton sec et froid. Ils sont secs et froids aussi, durs, apparemment indestructibles, mais il y a aussi des fissures dans le béton. Quand il pleut, on les distingue mieux, c’est comme les larmes qui coulent sur les jours pâles d’un petit à qui on a taxé ses billes et qui n’a pas le grand frère pour le défendre ».
Le Thé au harem d’Archi Ahmed, 1983.

Le dernier récit de Mehdi Charef, Vivants, est l’occasion de revenir sur le parcours de cet artiste, dont le précédent livre, Rue des pâquerettes, a reçu le Prix littéraire de la Porte Dorée 2020 ; il est désormais disponible en poche. Ces deux récits ont été publiés par les éditions Hors d’atteinte.

L’été 2017, Tassadit Imache publiait Des cœurs lents, son sixième roman, après un long silence éditorial. La fiction mettait en scène une fratrie réunie autour du décès d’un frère et en l’absence d’une mère qui était sans cesse évoquée. D’une certaine façon, Fini d’écrire !, essai publié en cette rentrée d’hiver 2020, , aux éditions Hors d’atteinte à Marseille, poursuit des interrogations de la fiction.