Dans le dernier livre de Violaine Schwartz, tout part de la contrainte : celle de ces femmes, hommes et enfants forcés par la guerre ou la pauvreté à prendre les routes incertaines de l’exil ; celle de ce texte, né d’une commande du Centre dramatique national de Besançon — « recueillir la parole d’anciens et d’actuels demandeurs d’asile et écrire à partir de ces témoignages ». Tout se résume en apparence à ce mot en titre, Papiers, quête des demandeurs d’asile, forme que prend ce recueil d’une force inouïe.