Le deuxième album des Johnny Mafia est particulièrement réussi. Princes de l’Amour prolonge Michel Michel Michel, sorti il y a deux ans, poursuivant dans la veine punk-rock-garage qui était déjà parfaitement maîtrisée. Pour ce nouvel album, les Johnnny Mafia ont été rejoints par le légendaire producteur américain Jim Diamond, connu, entre autres, pour ses collaborations avec les White Stripes.

Sorti le 30 mars dernier, on ne peut pas dire que l’album du nouveau duo formé par le multi-instrumentiste Ben Harper et l’harmoniciste Charlie Musselwhite – et consacré par tout ce que le Blues compte de figures saintes, soit resté coincé très longtemps dans les limbes d’une réception confinée. Ben Harper et Charlie Musselwhite, respectivement âgés de 49 et 74 ans, semblent changer tout ce qu’ils touchent en or, et ce nouvel album ne fait pas exception à la règle. Après une tournée mondiale à guichets fermés, menée tambour battant sur plus d’une centaine de dates, on a voulu passer le disque-évènement au révélateur de la critique.

The Gypsy Faerie Queen s’ouvre sur quelques notes fragiles, au piano d’abord, auquel s’adjoint l’esquisse d’une mélodie très simple au violon. Cette ouverture semble nostalgique, étrangement belle – une possibilité naissante, une existence nouvelle qui se décide à être. Ou le retour d’un souvenir lointain comme une voix d’enfant. La musique a été composée par Nick Cave, le texte est écrit par Marianne Faithfull.

De nouveau sa voix était là. A nouveau. Soudain, sa voix reconnaissable entre mille. Avec sa tristesse discrète, murmurée. Avec son espoir prononcé presque en silence. La tristesse et l’espoir sont constatés dans la voix, ils sont dits et chantés et existent de manière égale. Comme une prière ou un appel, une prière non religieuse mais comme l’appel d’un homme seul à celui ou celle que l’on aime, que l’on a aimé. Un appel à cette absence qu’est l’autre et à l’absence qu’il ou elle a laissée pour toujours.

S’il est dur de vivre à l’ombre du frère, le songwriter californien Peter Harper semble savoir comment s’affranchir des figures tutélaires. À l’occasion de la parution de son deuxième album, intitulé « Break the Cycle », nous nous sommes longuement entretenus avec l’artiste, jadis plasticien et sculpteur, sur sa relation à la création et aux arcanes du mythe familial, tandis que son frère Ben Harper s’apprêtait à faire paraître l’opus  » No Mercy in This Land », en duo avec le légendaire harmoniciste Charlie Musselwhite.

À l’occasion des cinquante ans de « Mai 68 », il est possible de le repenser à la lumière d’événements plus larges et de le replacer dans un contexte plus vaste où s’entrecroisent la culture et le politique (à différencier de la politique) sur un plan international, autrement dit d’insister sur la possibilité – voire la nécessité – d’un décloisonnement.

Cest presque une institution qui va cesser de paraître le 30 avril prochain, New Musical Express, abrégé depuis belle lurette en NME, magazine musical grand-breton dont l’aura est internationale. Créé en 1952 NME, dont le siège a toujours été à Southwark, au sud de London Bridge, est devenu hebdomadaire en connaissant une expansion phénoménale et en profitant du boom musical des années 1960.

Horses, sorti en 1975, est le premier album studio de Patti Smith. En consacrant un livre à celui-ci, Véronique Bergen célèbre ce que cet album contient et signifie : un événement de la culture rock mais aussi la révolte, la volonté de rupture, l’exaltation de la poésie, de l’art, la tension vers un dépassement des limites de l’époque, une libération dans tous les domaines de l’existence.