Jour Zéro – Lundi 12 mai 2025.
Arrivée à Cannes dimanche soir. Commencement des hostilités aujourd’hui.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien le festival de Cannes côté journalistes, cela implique d’avoir vu le plus de films en amont à Paris et de s’en vanter auprès d’un maximum de critiques pour montrer qu’on a les meilleures relations du monde avec les attaché.e.s de presse les plus en vue.
Une célébration du septième art, certes, mais également de sa couleur de badge (rose avec une pastille : le Graal) et de son ego. Pour des gens fréquemment enfermés dans des salles noires, il fait bon, parfois, se dorer le moral.
S’en suit la découverte – morbide – que l’IA s’est largement répandue dans les sphères dites journalistiques, en à peine un an.
Morbide, car pour moi chercher fait partie de la réflexion que nous allons avoir sur un film. Je suis certainement vieux jeu, mais me faire détrôner par une machine, par sa rapidité, me déprime et m’inquiète.
Exit les fiches sur des films qui se font pendant une heure, bienvenue les fiches générées en 30 secondes !
Une première journée amère, sans film, puisque l’ouverture commence demain avec le film d’Amélie Bonnin, Partir un jour, un premier film par une jeune réalisatrice.
Finalement, arriver à Cannes est toujours une histoire d’adaptation.
Attendons de voir.