Les amours adolescentes de Bastien Vivès ont une grâce empreinte d’une gravité légère, à des lieues de ses dernières réalisations. Et pour cause : l’auteur du Goût du chlore, de Polina, d’Elle(s) et Dans mes yeux, a délaissé les rings virils et futuristes de Last Man pour réinvestir le champ intime des amours de jeunesse. Itinéraire d’un ravissement graphique et narratif.

John Burnside compose, depuis des années, une œuvre littéraire d’envergure. L’Été des noyés, qui vient de paraître en poche dans la collection « Suite écossaise » des éditions Métailié, en témoigne, par son exploration romanesque et dense d’un lieu, en partie halluciné, une île norvégienne qui bruisse de récits et légendes mystérieuses, lors d’un été suspendu.

« Dans cette histoire, je m’appelle Leonard, et, quand j’étais là-bas, je pensais que la vie était une chose et la mort une autre, mais c’était parce que je ne connaissais pas le Glister ». Aucun lecteur ne sait encore ce qu’est le Glister (titre du roman en anglais), il le découvrira dans les dernières pages de Scintillation, le somptueux roman, charnel, dense, violent et poétique de John Burnside, qui mène, inexorablement, vers cette énigme.