5 juin 2026. Cette fin de saison laissera comme d’habitude sur le tapis – celui de l’atelier : un rectangle de 132 x 196 cm bon marché, mais solide, en « fibres naturelles » teintées d’une couleur sombre qui renforce leur présence – quelques titres qui, quoique intéressants, n’ont pu trouver leur place dans cet espace de recension, pourtant très ouvert (et peut-être trop – même s’il me semble qu’on n’est jamais assez ouvert, y compris à ce qui, dans un premier temps, nous repousse).
Zoé Jusseret
Continuer à tisser des liens avec la bande dessinée quand bien même on est conscient de la difficulté de faire passer ce qui anime matériellement ce territoire, dans ses plus étranges surgissements : ce qui circule d’une image à l’autre, d’une page à l’autre, d’une double page à l’autre, que les mots ont mal à saisir avec précision – l’histoire racontée (il arrive qu’il n’y en ait pas, mais c’est assez rare) ne gagnant rien à être redite de manière compressée ; et le trait, si singulier qu’il soit, ne pouvant être réduit à telle ou telle vaine description. Quoi de plus difficile à caractériser qu’un trait… ? Et pourtant, c’est par cette voie-là (qui est aussi voix, simultanément muette et parlante) que le courant passe – et que le cœur est touché.