Diane Von Furstenberg

Valentino

Le temps a passé et tu t’es retournée pour voir ce qu’il en était. Tu m’as dit : Viens voir, regarde, l’érable pousse et la vigne bourgeonne… Le temps a passé et nous sommes en avril… Mai. Le printemps que l’on espérait est arrivé, du moins dans le calendrier, les jours étirent leur bras du matin au soir, la bise laisse place à la brise, parfois, mais le soleil est encore frais. Alors oui, le temps a passé et sur nos corps, au taquet, s’apprêtent d’importantes collections d’impressions : des feuilles des fleurs des bois, de la verdure pour le futur.

Tu regardes les défilés de mars en pensant que ce sera un nouvel automne, un nouvel hiver, tu me dis : déjà !  Parfois il arrive que celui-ci ne nous a pas encore vraiment lâchés.

Lydia Flem se souvient. Assumant la référence à Georges Perec et à Joe Brainard (« je me souviens que Joe Brainard écrit dans I remember : « je me souviens que je m’habille complètement avant de mettre mes chaussettes » », elle passe en revue 479 fragments de mémoire, tous centrés sur les vêtements et la mode — 479 et non 480 comme chez Perec, auquel le livre est dédié. Le dix-septième Je me souviens rappelle Sami Frey « en costume sur son vélo, jouant à l’Opéra–comique les quatre cent quatre-vingt « je me souviens » de Georges Perec » et le trois-centième est un « je me souviens que Georges Perec se souvenait de la mode des duffle-coats ».

Alors que paraît L’Autre journal d’Hervé Guibert (L’Arbalète Gallimard) — rassemblant les articles que l’écrivain publia en 1985-1986, mais aussi des entretiens et photographies —, retour sur le premier volume de ces Articles intrépides, paru en 2008 chez Gallimard et regroupant les papiers culturels de Guibert dans Le Monde (1977-1985).