Joost Swarte est né en 1947, la veille de Noël. Il a donc toujours eu quelques heures d’avance sur ceux que l’attente du lever du jour dit “des cadeaux tombés du ciel” tient en éveil – ce dernier mot allant comme un gant à son regard d’une acuité sans égal. Je ne sais si sa main a tremblé, ne serait-ce qu’une fois, dans sa vie, mais ce dont je suis certain, c’est qu’il est on ne peut plus sensible aux tremblements d’un monde dont il reste un des plus fameux interprètes.

Il y a deux choses, certes solidaires, mais à considérer chacune pour elle-même : l’exposition Grand trouble qui se tient à la Halle St Pierre jusqu’au 30 juillet 2017 ; et le livre au titre éponyme (Grand trouble Volume 1) publié dans la belle collection des Cahiers dessinés que Frédéric Pajak a inaugurée en octobre-novembre 2002 avec le premier numéro de la revue Le Cahier dessiné et les cinq premiers volumes de la collection, signés Copi, Gébé, Muzo, Anna Sommer et Noyau.