Deuxans après L’héritage de Jason Mac Lane et le voile (enfin) levé sur les origines du plus célèbre amnésique de la bande dessinée, XIII revient pour une  nouvelle aventure toujours aussi sérielle avec un scénario signé Yves Sente et Iouri Jigounov au dessin. Un nouvel album qui ne se contente pas de puiser dans le patrimoine du héros mais l’ancre résolument dans le présent de la fiction autant qu’il annonce le futur du feuilleton treizien.

Voilà bientôt trente ans que Largo Winch promène sa cool attitude athlétique autour du monde et navigue dans les eaux parfois interlopes de la finance internationale. Si les ingrédients du cocktail sont immuables (une once de thriller technologique et bancaire, un trait de séduction et une bonne dose de Largo contre le reste du monde), L’étoile du matin, 21ème épisode qui sort aujourd’hui en librairie s’inscrit dans une continuité dans le changement qui fera plaisir à plus d’un fan de la série.

On ne présente plus XIII, qui dispute au Jason Bourne de Robert Ludlum le titre de plus célèbre amnésique fictionnel. L’Héritage de Jason Mac Lane qui paraît aujourd’hui est le 24e tome d’une saga au long cours initiée en 1984 avec Le Jour du soleil noir et qui au fil des ans s’est transformée en « long seller », devenant une série culte et faisant entrer le personnage au panthéon des personnages des plus célèbres romans d’aventures, tels Edmond Dantès ou Michel Strogoff.

Le 20 novembre a paru 20 secondes, 20e tome des aventures de Largo Winch. On serait féru de symbolisme et de numérologie, on pourrait être tenté de creuser la question de cette obsession flagrante pour la vingtaine tandis que le héros vient de fêter son quart de siècle. Critique de l’ultime album signé par ses créateurs historiques Philippe Francq et Jean Van Hamme.