Nombre d’expositions dans les musées (Georges Perec, modes d’emploi à la BnF, Cézanne et nous au Grand Palais, Kurt Schwitters. Le chaos-monde 1918-1948 au Musée Picasso, Stéphane Bordarier et Daniel Dezeuze dans les Collections du Musée d’art moderne Paris), ou dans des galeries (Anthony Caro chez Templon, Saül Steinberg chez Claude Bernard, Fabio chez Huberty & Breyne, etc.), de commémorations (Michel Foucault 100 ans, Bill Wyman, 90 ans), de sorties de films (Les Recommencements d’Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter dont nous avions parlé ici, il y a un an), pourraient donner matière à plus d’un épisode de Terrain vague, si le temps – partagé, d’écriture à lecture – devenait tout à coup extensible à l’envi.
Jean Lauxerois
Elle est un peu folle, la vitesse qui nous précipite d’une lecture à l’autre. Il convient, non seulement de freiner, mais aussi, et surtout, de faire de longues pauses, avant de reprendre autrement ce qu’on croyait achevé. Au Terrain vague, il n’y a pas de clé, mais des sésames, qu’on ne découvre qu’à relecture. Nul besoin de précipitation, sinon en rêve, après avoir pris soin de glisser un carnet et un crayon sous l’oreiller.