Philippe Beck

L’année 2018 s’est ouverte avec la parution de l’un des plus beaux recueils de poèmes de Philippe Beck, Dictées publié chez Flammarion dans la collection “poésie” d’Yves di Manno. Si, depuis Garde-manche hypocrite jusqu’à Opéradiques en passant par Chants populaires, la correspondance de la poésie avec les arts a toujours tenu chez Beck une place reine, jamais peut-être la musique, jouée au piano, n’avait-elle aussi étroitement dialogué que dans Dictées où, vers après vers, résonnent Bach, Scarlatti et La Fontaine. Diacritik a rencontré Philippe Beck le temps d’un grand entretien pour évoquer avec le poète ce nouveau et puissant recueil où la musique ne cesse plus de dicter des poèmes.

OssipMandelstam
Ossip Mandelstam

Quelqu’un vient à cheval. Tandis que l’animal silencieux progresse à travers les « pâturages géants de l’Alaguez », à mi-voix, une pensée se déploie dans la tête du cavalier. Elle cherche à prendre forme, soudain se cabre, interroge : « — Dans quel temps voudrais-tu vivre ? ». Étrange question, assurément, à laquelle pourtant il est aussitôt répondu : « Je veux vivre dans l’impératif au participe futur, voix passive — au  »devant être ». »

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Sacrifiant sa fierté sur l’autel de la mode des best of de fin d’année et pour clore 2015 sinon en beauté du moins sur une note plus légère que la revue de presse déprimante qu’il avait préparée à l’origine, Boris-Hubert Loyer vous présente aujourd’hui la somme des imbécillités, calembredaines et autres billevesées qui n’avaient pas trouvé place (ni grâce aux yeux de la rédaction en chef) dans les pages du journal : le chutier du Chutier 2015.