Après Général Idi Amin Dada sur le terrifiant dictateur ougandais puis L’avocat de la terreur , où il dévoilait la face cachée de Jacques Vergès, Barbet Schroeder achève sa trilogie de la terreur avec Le vénérable W. , documentaire glaçant sur le moine birman Wirathu, bouddhiste prêchant la haine et appelant à la disparition de la minorité musulmane des Rohingyas.

Tierno Monénembo
Tierno Monénembo

Dans l’Algérie des années 1980, une femme fuit. Marquée d’une étoile au front, elle porte un enfant. Elle court, elle échappe à ses tortionnaires, elle emporte son nouveau né toujours plus loin, elle lutte pour survivre – seule. Zoubida, comme l’était la Nedjma de Kateb Yacine, est l’étoile du nouveau roman de Tierno Monénembo. Critique et entretien avec l’écrivain, réalisé à Conakry, le vendredi 23 décembre 2016.

Crépuscule des idiots

Le Crépuscule des idiots de Jean-Paul Krassinsky paru le 31 août dernier chez Casterman est une claque gigantesque, un livre intelligent, drôle et d’une acuité incroyable en ce dernier tiers d’année 2016… Fable animalière inspirée (entre conte japonais et récit d’anticipation post-moderne), Le Crépuscule des idiots dézingue les fous de dieux, les vrais faux-prophètes, les tyrans locaux qui se servent de et dans la religion pour asseoir leur pouvoir et asservir les masses (ignorantes ou non) ; Jean-Paul Krassinsky questionne le rapport au sacré, l’obscurantisme et la perversion des idéaux religieux au nom des stratégies et ambitions personnelles des autocrates et intégristes poilus…

Preview BD

Sacrifiant à l’exercice des previews, effets d’annonces et autres marronniers qui présentent « les BD très attendues de la rentrée », coup de projecteur sur trois titres à paraître entre 31 août et le 15 septembre 2016 (et sur lesquels on reviendra plus longuement) : Le Crépuscule des idiots de Jean-Paul Krassinsky, Kobane Calling de Zerocalcare et Mort aux vaches de François Ravard.

2707318914

En 1953, dans L’Innommable, Samuel Beckett écrivait : « il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer, il faut dire des mots, tant qu’il y en a, il faut les dire, (…) il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer. »

Continuer, sans doute est-ce ce qu’il nous faut faire ici. Reprendre le cours des choses, malgré le choc, malgré le deuil, malgré ce sentiment, lourd et tenace, d’un après impossible.