Un an à peine après la parution du splendide Tout un monde lointain, Célia Houdart revient au cœur de cet automne avec l’un de ses plus beaux récits : Villa Crimée (P.O.L). Exploration patiente et feutrée d’un immeuble de l’Est parisien, ce récit, aux fragments comme autant d’éclats de vie, convoque conjointement la déambulation benjaminienne et la passion du détail d’un Hitchcock. Figure clef d’une littérature contemporaine tournée vers le sensible, au « romantisme musclé », Célia Houdart a accepté de revenir, le temps d’un grand entretien, sur l’un des récits les plus importants de cette année.

Célia Houdart

Après les remarquables et poétiques Carrare et Gil, Célia Houdart revient en cette rentrée 2017 avec sans doute son plus beau roman : le délicat et feutré Tout un monde lointain. Racontant l’histoire presque au bord d’être tue de Greco, décoratrice à la retraite sur la côte d’Azur, qui fait la rencontre dans une villa abandonnée du couple formé par Tessa et Louison, Célia Houdart offre un récit du sensible où chaque personnage entre progressivement au contact du monde, du vivant et de la matière.
Diacritik a renconté Célia Houdart le temps d’un grand entretien pour évoquer avec elle ce roman qui s’impose comme l’un des plus importants de l’année.