Etty Hillesum. Un nom que j’ai découvert au détour d’un cours de philosophie morale sur « Le mal ». À la suite de la lecture du Concept de Dieu après Auschwitz, de Hans Jonas, je plonge dans la Vie bouleversée, d’une jeune universitaire dont je n’ai jamais entendu parler. Je découvre alors le journal intime qu’elle a tenu de 1941 à 1943 avant d’être assassinée, ainsi que toute sa famille, à Auschwitz, parce que juive.
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À ceux qui penseraient que Mobland est un documentaire sur la corruption institutionnalisée et le népotisme au sommet d’une démocratie illibérale, le critique tient à rappeler qu’il ne faut pas voir le mal partout malgré tous les signes donnés par l’(in)humanité en ce premier quart de XXIè siècle. Non. Mobland est une fiction qui marche dans les pas des Sopranos, de Gangs of London ou The Gentlemen ; et si elle ne renouvelle pas les codes de la série de mafieux, elle a le mérite de (parfois) moins faire parler la poudre que ses personnages.
Dix ans ont passé depuis l’arrivée de True Detective sur HBO sur les écrans. Créée par Nic Pizzolatto, la série policière anthologique avait fait date dans le paysage des TV shows qui comptent. L’irruption d’un duo de flics torturés (chacun à leur manière) au service d’une loi et d’un ordre moins irréprochables avaient fait exploser le genre et déjoué les codes de la série policière traditionnelle, faite d’enquêteurs probes et sans aspérité(s), d’intrigues formatées et manichéennes.
À moins d’avoir passé ces dernières semaines dans un ashram coupé du monde pour vous extraire des contingences matérielles ou échapper aux sondages politico-médiatiques qui donnent aux cuistres une importance suspecte, vous avez assurément assisté à la déferlante Squid Game. Dans le cas contraire, retour sur la série du moment de la plateforme tentaculaire.