Le 17 octobre 1961, pour protester contre le couvre-feu imposé aux seuls immigrés maghrébins, en particulier Algériens, une manifestation est organisée à Paris. L’Etat français réprime cette manifestation par la violence et dans le sang : arrestations, coups, meurtres perpétrés par la police française. Le slogan le plus scandé lors de la commémoration de cet après-midi qui a eu lieu à Paris est : « ouvrez les archives! ». Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

L’exposition des photographies de Michael Schmidt qui se tient actuellement au Jeu de Paume, exposition en forme de parcours d’ensemble, paraît n’avoir quasiment comme seul objet que Berlin, ville que le photographe allemand n’a cessé d’arpenter et de photographier. Le projet et le référent seraient clairs : photographier Berlin ; et de même la forme, qui serait celle de la photographie documentaire. Or, ce qui s’impose, c’est que le travail de Michael Schmidt est plus complexe que cela.

Pour la sixième année consécutive, le BAAM organisait ce 13 juillet un « bal des migrant·e·s » sur la place Stalingrad à Paris. A la suite d’une polémique infondée lancée par divers politiques de droite et de gauche, le BAAM a été l’objet d’une campagne de dénigrement et de harcèlement aux relents racistes. Le bal qui devait avoir lieu a été interdit par la préfecture. Se tenait aujourd’hui, à Paris, une marche en soutien au BAAM et aux migrant.e.s, marche dénonçant la politique mortifère de l’UE dans le cadre du mouvement #AbolishFrontex. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.