Leïla Sebbar
Leïla Sebbar

Leïla Sebbar n’est pas née dans la Sarthe… mais pas loin. Écrivaine française de père algérien et de mère périgourdine, elle est une revenante obstinée, une sorte de monomaniaque. De sa famille, de son enfance, elle ne sort pas. Livre après livre, depuis plus de trente ans, elle revient dans la « maison d’école » d’Eugène-Etienne Hennaya, près de Tlemcen, où elle a grandi. Elle s’y enferme, regarde, écoute, collecte ce que les autres disent, fait des suppositions, ressasse, invente parfois – et c’est un long voyage : une œuvre. C’est une histoire de France en Algérie, une histoire d’Algérie en France. Bancale de naissance, toujours présente ici et là, des deux côtés de la mer.

Kateb Yacine
Kateb Yacine

« Pour écrire Nedjma, il m’a fallu sept ans. C’est que l’art, comme le bon vin, exige beaucoup de temps. » (1988)

« Beaucoup (…) n’ont pas besoin de livres pour vivre. Pauvres idéalistes ! Ils ne savent pas que les livres, à la fin des fins, resteront la dernière propriété de l’homme, propriété rarissime… Les révolutions commenceront plus que jamais dans les bibliothèques. » (1953)

Kateb Yacine