Tropique de la violence de Nathacha Appanah paraît en poche, chez Folio. L’occasion pour Diacritik de republier l’article consacré à son livre et l’entretien qui l’accompagnait, dans lequel elle évoquait pour nous Mayotte, la violence, les migrations et ses fantômes et ceux de cette île, département français trop oublié.

Suite de la série de trois entretiens avec de jeunes chercheuses en littératures francophones. Le premier a été mené avec Donia Boubaker, qui travaille sur Laurent Gaudé. Cette semaine, entretien avec Cécile Vallée, docteure, dont les recherches portent sur les écritures féminines, l’intertextualité et sur les questions des écritures francophones et postcoloniales. Elle a consacré sa thèse au roman féminin mauricien contemporain.

Daniel Maximin (DR)

Daniel Maximin, l’écrivain qui a pu écrire dans son premier roman : « ma soif invente encore des sources, et les sources s’élancent dans l’ignorance des mers et des déserts », vient de voir l’ensemble de son œuvre distingué par un prix de l’Académie française. C’est le moment donc de (re)visiter cette œuvre majeure des dernières années du XXe siècle et de notre XXIe siècle.

Ces 12 et 13 janvier se tiendra à l’Université de Cergy-Pontoise un colloque international sur les écritures francophones de la catastrophe naturelle. Conjointement organisé par Christiane Chaulet-Achour et Sylvie Brodziak, ces deux journées chercheront à poser la question d’une écriture de la catastrophe, de l’existence d’une littérature de survie et de résistance face à ce qui, incessamment, détruit.

Nathacha Appanah publie l’un des romans les plus forts que nous offre cette rentrée littéraire 2016 : Tropique de la violence, aux éditions Gallimard, alors que Folio fait paraître en poche l’inédit Petit éloge des fantômes et son précédent roman, En attendant demain.
Diacritik a rencontré Nathacha Appanah en juin dernier. Elle évoque pour nous Mayotte, la violence, les migrations et ses fantômes et ceux de cette île française trop oubliée.