Si comme l’écrit Adrienne Rich dans La maternité obligatoire, notre « expérience unificatrice, incontestable et commune à toutes et tous » est d’être né.e d’une femme, la relation entre une mère et sa fille n’en demeure pas moins distincte de celle qui lie une mère à son fils, toujours teintée d’ambivalence, pour le moins. C’est cette zone dangereuse de la relation entre une mère et sa fille que Louise Chennevière explore dans son quatrième roman, Faire la peau, paru aux éditions P.O.L. Ce n’est pas la première fois qu’elle accorde aux personnages féminins, et maternels, une attention particulière, depuis son premier livre, Comme la chienne, paru en 2019. Sauf que dans Faire la peau, les choses se précisent.
Louise Chennevière
Il y a de la littérature dans le premier roman de Louise Chennevière. Plusieurs blocs de voix féminines donnent leurs positions fictives dans un flux plein de force. C’est P.O.L qui sort Comme la chienne, un livre violent et intelligent, moderne et polyphonique. Il est écrit par une jeune femme de 26 ans. Rencontre.