La beauté est-elle compatible avec le désastre ? Le désir esthétique peut-il englober le constat de la catastrophe ?
L’Harmattan
Son objectif : « Détruire les chromos d’une littérature inspirée par le seul souci maintenir l’ordre du maître. Cette autopsie d’un colonisé voudrait permettre aussi la compréhension des flux et reflux de notre mouvement de libération nationale ». Son espérance : « Et notre peuple, longtemps domestiqué, part à la recherche, parfois de manière confuse, de son identité nationale ».
En novembre 2009, l’ONU a fait du 18 juillet, la « Journée internationale Nelson Mandela », pour que chacun tente de se mettre dans les pas de l’ex-Président sud-africain. Coïncidence significative : ce 18 juillet 2022, c’était le centenaire de la naissance de ce grand militant anticolonialiste et humaniste que fut Marcel Manville, célébré en Martinique, passé sous silence ailleurs. En ces temps où l’Algérie revient dans les médias à la suite de la visite officielle du président français à Alger et Oran, en août dernier, et où l’Histoire, proche et lointaine, des deux pays en interaction semble devoir prendre des directions de recherche en profondeur, certains acteurs ne peuvent être oubliés.
En ces temps de pandémie où les systèmes de santé de tous les pays sont mis à rude épreuve et dévoilent, sans masque, leurs insuffisances et leurs dysfonctionnements, Mustapha Bencheikh publie, en juin 2020, aux éditions de L’Harmattan, Comme une histoire, dénonciation sans concession, d’une partie du système de santé marocain, confié à un organisme privé, Big data.
La quatrième de couverture de l’ouvrage récent de Laure Lévêque, Jules Verne, un lanceur d’alerte dans le meilleur des mondes, explicite sans ambiguïté le projet de ce livre plein de vigueur, d’informations précises et d’analyses d’une œuvre qu’on a trop facilement rangée dans la catégorie des œuvres pour la jeunesse, portée par un positivisme à tout crin.