À Diacritik, nous connaissons Emmanuelle Lambert à travers deux essais qui firent date, l’un consacré à Jean Genet, l’autre à Jean Giono. Nous la connaissons aussi par sa contribution puissante à la récente mise au jour en Bibliothèque de la Pléiade des Romans et Poèmes de Genet et en particulier à travers ce roman le plus « risqué » de l’auteur que fut et reste Pompes funèbres dont Emmanuelle Lambert donna notice et notes. Nous allons la découvrir à présent en cette rentrée littéraire à partir d’un roman plus que personnel publié sous le titre déroutant du Garçon de mon père — titre que contredit sur le bandeau du volume et de façon provocante la photo d’une fillette au doux sourire.