« Au vu de l’érosion des sols, la Grande-Bretagne ne dispose plus que de cent récoltes » : la citation du Guardian (20 juillet 2016) figure en épigraphe d’Automne d’Ali Smith et elle suit deux vers de Shakespeare, « Que le printemps vous revienne / Les moissons terminées à peine ! ». D’entrée, Ali Smith indique, en semblant juxtaposer du disparate, combien la fiction permet d’articuler actualité d’aujourd’hui et d’hier, saisie médiatique comme littéraire d’un état présent du monde, sur le déclin. Un cycle est en cours, multiple : romanesque comme saisonnier et, au-delà, politique et symbolique. 

Il est, outre-Atlantique, des auteures et journalistes cultes dont la France mesure progressivement l’importance : pensons à Joan Didion ou à Renata Adler, liste à laquelle il faut désormais ajouter l’indispensable Vivian Gornick. Attachement féroce paraît en poche, alors que les éditions Rivages publient son second texte autobiographique, Une femme à part, tous deux dans une traduction de Laetitia Devaux.

La femme à part : le second volet du récit autobiographique de Vivian Gornick, après Attachement féroce (2017), paraît aujourd’hui aux éditions Rivages, dans une traduction de Laetitia Devaux. L’occasion pour les lecteurs français de retrouver la voix singulière d’une icône des lettres américaines (journaliste au Village Voice, critique littéraire, féministe engagée), avant de pouvoir la rencontrer au Festival America à la fin du mois.

Il est, outre-Atlantique, des auteures et journalistes cultes dont la France découvre ou mesure ces dernières années seulement l’importance considérable : pensons à Joan Didion, désormais bien installée, à Renata Adler — dont Nuit noire va paraître le 13 avril prochain aux éditions de l’Olivier, après Hors bord en 2014 —, liste à laquelle il faut désormais ajouter l’indispensable Vivian Gornick dont les éditions Rivages publient Attachement féroce, dans une traduction de Laëtitia Devaux, un texte paru en 1987 aux États-Unis.