Jay McInerney

En 1992, Jay McInerney, déjà auteur du sensationnel Bright Lights, Big City (1984), publie Brightness Falls qui paraît l’année suivante en France, sous le titre Trente ans et des poussières. Ainsi s’ouvrait un cycle romanesque autour d’un couple incarnant à la fois un lieu (New York) et un moment (les eighties), Russell et Corrine Calloway que l’écrivain ne parviendra jamais vraiment à abandonner.
Saga romanesque à la manière d’une comédie humaine américaine, cycle en saisons et épisodes comme les meilleures séries télé, l’histoire des Calloway a doublé et accompagné nos existences, comme les mutations sociales, artistiques et politiques de ces dernières décennies.
Alors que paraît aujourd’hui le dernier volume en date, Les Jours enfuis, arrêt sur le tome (ou saison) 1 : les années 80 avec Trente ans et des poussières, qui ressort justement en poche, chez Points.

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Nous apprenons la triste nouvelle de la mort de Jean-Pierre Carasso, traducteur hors pair des plus grands : Carver, Hemingway, Norman Mailer, Alice Munro, la liste est infinie… C’est à travers ses mots, et ceux de sa compagne Jacqueline Huet, que nous avons lu La Conjuration des imbéciles, Jay McInerney, redécouvert Last Exit to Brooklyn («œuvre hallucinée» selon ses propres termes en postface de la nouvelle traduction du livre, en 2014), lu Jim Dodge ou Stanley Elkin. Il a traduit plus de 400 livres depuis le tout premier, Hamlet et Œdipe d’Ernest Jones.