Les Mille et Une Nuits, le dix-septième soir, Sanî’-ol-Molk, 1849-1856

Injustement méconnu en dehors de cercles restreints et spécialisés, le nom de cet intellectuel majeur de double culture n’est situé par votre interlocuteur que si vous ajoutez, « vous savez le traducteur avec André Miquel des Mille et une nuits dans la nouvelle édition de la Pléiade ? ». « Ah ! oui, bien sûr ! »

Lorsqu’on évoque les écrivaines algériennes, le pluriel est rarement au rendez-vous et, au mieux, un seul nom surgit dans la conversation, celui d’Assia Djebar, son élection à l’Académie française ayant étendu sa notoriété. Il est vrai que la littérature algérienne des femmes est un phénomène relativement récent. Représentée de 1945 aux années 70 par deux ou trois créatrices, elle s’est affirmée dans les années 80 et confirmée dans la décennie suivante. En ce début du XXIe siècle, les écrivaines sont nombreuses, dans les trois langues, arabe, français, berbère. Nous évoquerons ici essentiellement celles qui écrivent en français et sans prétendre à un panorama exhaustif, nous donnerons quelques idées de ce volet méconnu pour aider à diversifier les lectures de vacances, la littérature ayant une approche plus complexe du réel que les discours médiatiques.