Avec Bilan métaphysique après Auschwitz, Didier Durmarque s’efforce de comprendre, en quelques pages resserrées, comment Auschwitz impose un questionnement métaphysique auquel la littérature nous donne accès. Il ne s’agit pas, pour l’essayiste, de valider ou non l’existence de Dieu mais de se demander pourquoi l’idée de Dieu mérite d’être réinterrogée après Auschwitz. Or poser cette question revient, inévitablement, à en formuler une autre : « qu’est-ce que l’homme ? ».
Imre Kertész
« Je vais continuer à vivre ainsi ma vie invivable » avait dit l’écrivain hongrois Imre Kertész, prix Nobel de littérature en 2002, connu pour deux livres majeurs, Être sans destin et Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas dont Édouard Louis cite une page sublime en excipit de son récent Histoire de la violence, un titre qui pourrait être le sous-titre de l’œuvre de Kertész, témoin des horreurs absolues du XXè siècle, l’holocauste, les camps, la barbarie. Il les a vécus dans sa chair, il les écrira, inlassablement, « pour l’éternité ».