Aust est un livre qui peut se lire comme une sorte d’histoire du langage. Une histoire qui, quoique n’étant pas chronologique, a bien un commencement et une fin ou, en tout cas, des perspectives finales.
Emilien Chesnot
« Qui peut encore, aujourd’hui, rencontrer des gens capables de raconter quelque chose avec rectitude ? » La question inquiète de Walter Benjamin, à une époque où « l’expérience a subi une chute de valeur », se pose encore lorsqu’il s’agit de définir la nature de celle proprement poétique, en particulier à l’heure où l’économie tout entière, sinon celle du livre, semble tenter d’en dévaluer la portée.
Le dernier livre de Luc Bénazet, Métamorphiques, me semble traiter de la rupture.