Voici les Œuvres choisies de Curzio Malaparte (1898-1957), un gros volume Quarto/Gallimard où l’on a notamment ses deux grands romans, Kaputt (1944) et La Peau (1949), sans lesquels on aurait sans doute oublié l’écrivain qu’il a été – lui qui a pourtant écrit beaucoup de livres, essais, polémiques, observations, souvenirs – « tous intelligents » dit Kundera qui figure en ouverture de ce gros volume Quarto avec son essai intitulé « La Peau : un archi-roman », extrait de son livre de critique littéraire : « Une Rencontre » (Pléiade/Gallimard).

« Que l’on considère donc ce journal comme le lieu de la confession ; j’y exprime tout ce qui m’habite, tout ce qui me préoccupe, tout ce dont, d’une façon ou d’une autre, je sens l’urgence de me libérer. » Ainsi Curzio Malaparte, en s’inscrivant dans la tradition littéraire des confessions, instaure le pacte de lecture de son journal dans un fragment inaugural intitulé « Sens interdit ».