Fabrice Bensimon, enseignant-chercheur à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste de la Grande-Bretagne au XIXè siècle, Research Fellow au London University College, et Sabine Reungoat, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Paris-Est Créteil, ont uni leurs efforts — le premier pour ce qui concerne la recherche, la seconde pour la traduction des textes ainsi trouvés — pour faire découvrir un pan méconnu et commun à l’histoire de la France, du Royaume-Uni et de Paris : le résultat est un ouvrage tout à fait édifiant et inattendu de 136 pages, publié aux éditions de la Sorbonne en novembre 2017.

António Lobo Antunes
António Lobo Antunes

« Il n’est pas à la beauté d’autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu’il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde » (Jean Genet)

« Le monde a été fait à l’envers », a dit un jour un vieil homme dans un hôpital psychiatrique à António Lobo Antunes. Un homme que « les médecins appelaient schizophrène » et qui, en proie à ces mots qui le torturaient, a donné au jeune écrivain la plus simple leçon d’écriture qui soit : on ne peut écrire qu’à partir de ce qui précède les mots. Par Melina Balcazar Moreno.

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Au mois d’août 2015, le quotidien britannique The Guardian a publié un classement intéressant, pittoresque et forcément subjectif de ce qu’il considère être les cents meilleurs romans de tous les temps. La particularité est, en l’occurrence, qu’il s’agit évidemment et exclusivement de publications d’auteurs de langue anglaise, quelle que soit leur nationalité ou leur origine et quelle que soit l’époque. Cette classification, plutôt chronologique que thématique, fait donc la part belle à ce que l’on nomme les classiques de la littérature. Le classement commence avec le XVIIè et le XVIIIè siècles.